CHABATZ D’ENTRAR

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CHABATZ D’ENTRAR est une formule conviviale du Limousin et en langue limousine, qui se prononce tsaba dintra et signifie FINISSEZ D’ENTRER. Elle s’adresse à celui qui frappe à votre huis et l’invite à ne pas rester sur le pas de la porte.

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POURQUOI UN SITE ?

Ce n’est pas pour régler mes comptes avec d’éventuels détracteurs (quoi que …), et moins encore par narcissisme, que j’ai ouvert ce site. Mais en premier lieu pour renvoyer l’ascenseur aux éditeurs qui ont pris le risque financier de produire quelques unes de mes recherches — qui ne sont que de la prosopographie  et en remerciement pour ceux qui les ont préfacées et en ont écrit les quatrièmes de couverture. Ce qui est bien la moindre des choses que je leur devais. Dans ma présentation, j’évoquerai mes centres d’intérêt, passés et présents, et me permettrai une (très) longue digression sur les arts martiaux, qui me tiennent tant à cœur et pour lesquels je me suis beaucoup investi. D’abord envers mon fils, ensuite en tant que fondateur et président d’un club, par plusieurs de ses aspects, atypique. Contrairement aux pages suivantes, celle de présentation a été délibérément écrite « avec les tripes et le cœur« , de façon à être le plus vrai possible. Vérité que j’estime devoir au lecteur, qui est en droit  (j’insiste)  de savoir qui est l’auteur des bouquins évoqués par la suite.  J’avoue, dans ma présentation, ne pas parler en bien de deux personnages. Pour le premier, rien de méchant : il ne s’agit que de divergences intellectuelles, après tout pas si graves. D’autant que son propos s’adresse à des adultes, capables de se faire leur propre opinion. C’est un homme de convictions  — qui ne sont pas les miennes  — et qui est, je le reconnais volontiers, un intellectuel brillant. Ce qui n’est pas le cas du second, individu sans scrupules, prêt à toutes les compromissions pour parvenir à ses fins, encensant ceux qu’il a détestés, détestant ceux qu’il a encensés quand ils ne lui étaient plus d’aucune utilité. Mon propos paraîtra bien sévère. Moins cependant que ceux de ceux (j’aime les allitérations) qui l’ont bien connu (voir plus bas). Je lui en veux particulièrement parce qu’il a floué des enfants et des jeunes. Je n’éprouve de la détestation que pour ce seul individu ce qui, de fait, est très peu, vu que j’ai beaucoup vécu et suis quasiment septuagénaire. Fin provisoire de la digression.

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Les pages suivantes, Franc-maçonnerie et francs-maçons en Aunis et Saintonge sous l’Ancien Régime et la Révolution (Rumeur des Âges), Franc-maçonnerie et francs-maçons en Charente-Inférieure de la Première à la Troisième République (Geste Éditions – Université Francophone d’été de Jonzac), Franc-maçonnerie et francs-maçons en Charente-Maritime de la Troisième à la Cinquième République (Éditions des sires de Pons – Université Francophone d’été de Jonzac), Loges et francs-maçons de la Haute-Vienne de l’Ancien Régime à la Cinquième République (Éditions Lucien Souny), Dhammaville, Un monastère bouddhique vietnamien en Haute-Vienne (auto-édité, sous forme de CD), Un bouddhisme social et persécuté, le Phật Giáo Hòa Hảo (Éditions Lucien Souny), sont les résumés de mes principales publications.  Je remercie, comme je l’ai écrit plus haut, ces éditeurs et aussi grands érudits qui les ont préfacées ou rédigé les quatrièmes de couverture : messieurs  Jean GLÉNISSON, de l’Institut, directeur de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, directeur de recherche au CNRS et Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Roger DACHEZ, directeur de Renaissance Traditionnelle, enseignant à l’université Paris Diderot et président de l’Institut Alfred Fournier, Frédérick TRISTAN, Prix Goncourt 1983, Grand Prix de la Société des Gens de Lettres 2000, chargé de missions en Extrême-Orient (Laos, Vietnam, Chine) de 1968 à 1988 (!). remerciements à Jean Robert RAGACHE, professeur agrégé d’histoire. Remerciements également à messieurs René GUILLY, Conservateur en chef des Musées de France et professeur titulaire à l’École du Louvre et André COMBES, professeur agrégé d’Histoire, pour leurs articles concernant mes publications.

PRÉSENTATION

MASGNAUD (Francis : du latin Francus, homme libre), aka MA Feng-xi 馬 逢喜, Minh Quang, Hué Phap), né le 6 janvier (jour de l’Epiphanie) 1951 à Limoges. Mes origines sont Saintongeaises du coté maternel : aïeux meuniers en Oléron, depuis le début du XVIIe siècle (je n’ai pas remonté ma généalogie plus avant) et paysans dans les Monédières, hameau de Magnoux, éponyme de ma famille paternelle à la même époque, avant que notre nom se transforme en Masgnaud lors de migrations successives dues à leurs métiers de scieur de long puis de feuillardier en Haute-Vienne.

Petit employé d’un petit organisme privé chargé d’importants fonds publics dont j’ai mis quarante-deux ans et demi à me faire licencier, médaillé du travail (grand or) : une médaille oh combien méritée ne serait-ce que par rapport à son intitulé puisque j’ai eu, effectivement, le grand tort d’y croupir pendant près d’un demi-siècle (travail répétitif, abêtissant, mais il fallait bien vivre, à défaut de vivre bien).

Je suis passionné d’histoire, d’ethno-sociologie, et attiré par le sud-est asiatique, son histoire, ses systèmes de pensée : philosophies, religions, sociétés secrètes initiatiques (dont on fera moins vite le tour que pour celles d’Occident), ses arts (sans Rosalie) et ses arts martiaux. Admiratif des chefs d’œuvre des Compagnons et plus généralement de leur travail, notamment du bois et de ses assemblages sans vis ni clous (Nicole). Passionné également par la nature et la faune dont j’ai apprivoisé/élevé quelques spécimens d’espèces exotiques ou inattendues : mangoustes, faucons, furets, renards,

 

J’aime le buffle d’eau, sa placidité, sa force tranquille et son obéissance : ses parents lui ayant appris qu’il était impoli de mettre ses doigts dans le nez, il y mettra désormais la langue. J’aime plus encore le loup, que mon grand-père, feuillardier, a vu à plusieurs reprises au milieu des années cinquante, dans les environs de Milhaguet, alors que le « dernier » de notre région avait été prétendument abattu en 1940. Je pense, comme mon ami Jan dau Melhau, que le loup (qui est un esthète) n’a jamais quitté notre beau Limousin. Animal on ne peut plus courageux, qui avec le renard, est une des rares espèces capables de s’amputer une patte pour se libérer d’un piège. Et également d’une grande sociabilité : lorsqu’une louve est pleine, toutes les autres louves de la meute ont une montée de lait.

          

J’ai également élevé, en amateur  —  dans l’acception première du mot (celui qui aime)  —  des briards. Tout comme Sédir. Curieuse coïncidence : dans mon adolescence, j’étais surnommé Papus par mes copains parce que je m’intéressais aux sciences dites occultes.

Croyant plus en l’efficacité de l’investissement personnel qu’en celle de conseils péremptoires pour inculquer aux enfants que l’on peut apprendre à tout âge, j’ai entrepris, à l’approche de la cinquantaine, des études supérieures que je n’ai pas menées jusqu’au bout, étant en désaccord avec mon directeur de thèse, l’un des leaders du courant protestant libéral  — ce qui est son droit le plus absolu dans le privé mais moins dans ses fonctions universitaires où il enseignait sa conception de la laïcité, qu’il réduisait au dialogue inter-religieux — qui  occultait la laïcité de combat, le militantisme anticlérical. Sujet sur lequel je voulais travailler et qui seul m’intéressait mais ne l’intéressait manifestement pas. N’ayant pas trouvé d’accord, il a proposé que ma thèse portât sur les commentaires de ses publications. Ce qui n’avait pour moi aucun intérêt et nous en sommes restés là. Dommage … mais je ne lui en veux pas.

Intéressé par l’histoire et la sociologie, j’ai participé aux recherches de Charles PORSET, de l’URA 96 du CNRS, dix-huitièmiste de renom, et rédigé des notices pour Claude PENNETIER (CNRS, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, dit le Maitron).

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Quelques unes de mes citations préférées. Elles ne sont pas forcément classées selon l’ordre de mes préférences : elles ne sont pas classées du tout.

Une journée où l’on n’a rien appris est une journée perdue (Romain GUILLEAUMES).

HỌC,  HỌC  NỮA,  HỌC  MÃI : Apprendre, apprendre encore, apprendre toujours (Maître LÊ Sáng).

Vivre comme si l’on devait mourir demain, apprendre comme si l’on devait vivre éternellement  (Siddhartha GAUTAMA).

La vie au jour le jour est dictée par ses contingences, aussi fortes que celle de subvenir aux besoins de sa famille. Ajoutées aux vagues de rumeurs, elles placent ce pays (la Chine) dans le mouvement perpétuel d’une fabrique à légendes (Catherine BOURZAT).

Tout homme qui fait quelque chose a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et, surtout la grande armée des gens, d’autant plus sévères, qu’ils ne font rien (Jules CLARÉTIE, attribuée à tort à George Bernard Show).

Lorsque je pense à ma prochaine existence, je me plais à croire que j’y arriverai avec les capacités que je n’ai pas eues dans celle-ci et que j’ai sincèrement désirées avoir. Puissé-je naître avec des parents semblables à ceux que j’ai eus et, si le hasard ou une faveur particulière leur donnait exactement la même forme physique, j’en serais satisfait (Maurice MAGRE *).

Il y a des jours, des mois des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde (Jean d’ORMESSON).

On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels (Anatole FRANCE).

Il ne suffit pas de refuser la Légion d’Honneur, encore faut-il ne pas la mériter (Maurice MARÉCHAL, 1933).

Ci-gît Georges Fourest ; il portait la royale tel autrefois Armand Duplessis Richelieu, sa moustache était fine et son âme loyale ! Oncques il ne craignit la vérole ni Dieu !  (Geoges FOUREST **).

Nous avons la haine au profond, une haine fondamentale, de la hiérarchie et des cons, du quotidien et du fatal (Bernard LAVILLIERS, Utopia).

Si tu rencontres Dieu, tue-le, car il n’est jamais qu’une idole inventée par l’égo. C’est, au contraire, en tuant ses égos successifs que l’observant parvient à se libérer des apparences et de la souffrance tout en libérant les autres (Frédérick TRISTAN). Joli clin d’œil à Si tu rencontres Bouddha …

Je suis né au Chili, ma mère était au lit et mon papa au chi (Bobby LAPOINTE).

Quand on part de zéro pour n’arriver à rien, on n’a de merci à dire à personne (André ISAAC dit Pierre DAC).

Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve (Joséphin SOULARY).

A peri tout entié, qué servirié dé neisse (Victor GELU).

Descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs (Nestor MAKNO).

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Le diplôme, à mes yeux, le plus important est celui-ci, que m’a décerné mon fils Yo-an en septembre 2018 :

(traduction : au meilleur des papas)

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Au plan sportif, j’ai pratiqué, adolescent, l’athlétisme puis, plus tard, le char à voile (ne riez pas : c’est plus physique qu’il n’y paraît) et, encore plus tard mais avant que d’avoir la tremblote, le tir de précision :

Je m’intéresse toujours aux sports mais de plus loin, vu mon âge, et toujours j’encourage et soutiens nos champions locaux :

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je me suis longtemps intéressé et m’intéresse encore de près aux arts martiaux asiatiques. Les arts martiaux  —  contrairement à ce que d’aucuns pensent, et n’ont donc pas pu mettre en application, ce qui est dommage et même dommageable — intègrent une dimension spirituelle et morale visant à la maîtrise de soi et au respect de l’adversaire.

Considérant que la pratique des arts martiaux, par les valeurs qu’ils véhiculent (no pain no gain, falling down twice, stand up three), respect de l’adversaire et de l’enseignant (quand ce dernier est respectable : j’y reviendrai, plus bas) est la meilleure école de l’apprentissage de la vie. J’avais plein d’idées sur le sujet que je n’ai pu essayer sur mes grands enfants qui y étaient totalement réfractaires. Aussi me suis-je reporté sur leur cadet (rhoooo, je devrais avoir honte) qui a eu son premier võ phục (kimono) à l’occasion de son second anniversaire, offert par des amis.

Ces amis, qui avaient un club l’ont « admis » bien avant l’âge légal, surtout pour lui faire plaisir et le divertir.

Plusieurs années après qu’il ait dû le quitter pour des raisons familiales, le club, qui le considérait un peu comme sa mascotte a tenu à ce qu’il figurât sur son écusson, ce qui a été pour nous un moment fort, d’abord au plan humain et aussi parce que ce club était très important historiquement puisque le plus ancien de la région (1973) et qu’il a été à l’origine du développement du Vovinam européen, notamment avec la célèbre Équipe Mobile qui (comme son nom l’indique) se déplaçait dans la France entière et au delà des frontières, pour faire connaître l’art martial :

D’ailleurs, pendant de nombreuses années les pratiquants de Vovinam continueront de porter le võ phục noir.

Nous avons toujours considéré les Arts Martiaux Vietnamiens comme une référence de par la rigueur de l’arbitrage et la gentillesse et l’ouverture d’esprit de leurs dirigeants. Ce qui aura plusieurs conséquences dans notre pratique du Vovinam.

Servi par une grande volonté d’apprendre et une excellente mémoire, Yo-an a montré lors de stages d’apprentissage de quyền (***) comportant plus de cent enchaînements, le matin, et de les restituer dans leur totalité l’après-midi, ce qui n’était pas le cas de la plupart des stagiaires ; ça a donc été un plaisir pour moi et de grands moments de complicité d’en discuter tous les deux et d’innover pour qu’il s’améliore. Comme, par exemple, de répéter les enchaînements sur des matelas mous afin de renforcer son équilibre. Et d’autres méthodes que je ne révèlerai pas ici.

Le tout dans une très grande connivence.

Et Yo éprouvait tellement d’intérêt pour cet apprentissage qu’il était concentré dès qu’il nouait sa ceinture :

Ces méthodes se sont avérées payantes puisqu’il a obtenu, à la Coupe de France 2016, la plus forte note jamais attribuée en France :

et, le jour de ses quatorze ans, le titre de champion d’Europe, avec une moyenne de 94/100. Après la Marseillaise, les jeunes de la douzaine de pays présents, reprirent, à tour de rôle et chacun dans leur langue, Happy birthday to you : moments émouvants. Qui m’ont, immédiatement, amené à penser : Yo est le premier et le plus jeune Français champion d’Europe, et ça, personne ne pourra jamais lui enlever.

En deux participations aux Championnats d’Europe, avec un engagement au total dans quatre épreuves, Yo-an est monté à quatre reprises sur le podium (un titre de Champion d’Europe, deux titres de vice-champion et une troisième place).

Fait rarissime, une page entière lui était consacrée dans Karaté Magazine alors qu’il avait moins de quatorze ans.

J’ai eu également grand plaisir de le « former » en combats, d’une part parce que les clubs privilégiaient la technique par rapport aux combats et que les combats n’occupaient donc qu’une toute petite partie du temps d’entraînement. Ce fut, là aussi, facile : Yo-an était un combattant « d’instinct ». J’avais, pour lui, simplement à concevoir des méthodes inusitées pour travailler la vitesse et la précision, par exemple en éteignant une bougie avec le pied, sans la toucher :

Et là aussi ces méthodes ont été payantes : durant les sept années où il a participé aux compétitions, hormis une seconde place à la Coupe de France de Vovinam en 2012, une troisième place à la Coupe de France de Vovinam en 2014 ainsi qu’à la Coupe Nationale Minh Long cette même année, il été vainqueur en France dans toutes les autres compétitions, y compris comme à La Teste, le 24 janvier 2015, contre des compétiteurs faisant près de deux fois son poids  —  bonjour l’application des règlements ! —  et toujours à l’unanimité des juges.

Pour sa participation au Challenge National de Combats Inter-styles des Arts Martiaux Vietnamiens, qui se tenait à Eaubonne le 16 novembre 2014, j’avais préparé Yo-an aux combats selon les règles du Võ Cổ Truyền. Avec la stratégie d’aller en finale et de s’économiser, dans la mesure du possible, lors du premier tour qu’il gagna 5/1et la finale 15/0 !

Ce qui nous a valu la reconnaissance et l’amitié des plus grands maîtres et pratiquants d’arts martiaux, comme Mauricio Robbe de Almeida et bien d’autres  (****) :

Pour parfaire ses connaissances, Yo s’est également entraîné au Vietnam, bénéficiant, là encore, des conseils des meilleurs spécialistes, au Tổ Đường et à Phú Thọ.

 

Il a participé à une compétition (technique et combats) à Hà Tiên :

Et même aidé à déboiser (rire).

Les 11 et 12 mars 2017, au Bouscat, Yo est vainqueur en combats (mais pas de titre de Champion de France décerné : moins de huit participants). Arbitrage de Ludovic Faucher, comme à son habitude excellent (Yo porte un casque et des gants noirs et un plastron bleu),

Par contre, Champion de France en technique. Titre qui qualifiait automatiquement pour les Championnats du Monde.

Notre « responsable » national du Vovinam aura l’outrecuidance d’écrire, sur le site de la FFKDA, que tous les champions de France participeront aux Championnats du Monde. C’est vrai, tous. Sauf Yo-an.

Déjà, les atermoiements de la France quant à sa participation aux premiers championnats d’Europe nous avaient rendus ridicules dans tous les pays participants. Et il a fallu batailler dur pour que la fédération française envoie une équipe, réduite au minimum bien qu’elle ne lui avait rien coûté puisque les frais de transport, de séjour et de matériel (du võ phục au survêtement marqués FRANCE, ainsi que les deux paires de gants règlementaires ) étaient à la charge des participants ! Bravo à la FFKDA qui ne paiera que les engagements !

Là, nous sommes dans le continuum : Yo an n’a pas été retenu en équipe de France, sans qu’aucune explication ne nous ait été donnée. Quel irrespect ! Yo participera aux seconds championnats d’Europe qui débuteront à Iasi le 31 mars puis arrêtera la compétition (vu comment ces Championnats d’Europe ont été arbitrés, il aurait mieux fait de rester en France et d’aller aux Championnats de France AMV pour lesquels il était qualifié, terminant encore une fois premier de leur Coupe de France.

Ces faits m’ont fait me souvenir d’un autre évènement qui en dit long sur l’honnêteté de notre « responsable » national (je pourrais citer bien des cas, tous vérifiables, montrant comment il était perçu par ceux qui le connaissaient le mieux : les membres du club qu’il avait créé qui lui refusèrent d’y revenir après sa descente de charge à la fédération ou bien, plus signifiant encore, son meilleur élève mourant qui lui interdit d’assister à son enterrement !). Lors d’une Coupe de France qui sélectionnait pour un Championnat d’Europe, j’avais protesté auprès dudit « responsable » contre la notation partiale d’un juge qui avait attribué à un de ses élèves (eh oui, un juge peut juger ses élèves !)  une note faramineuse (24 points de plus qu’à Yo-an). Le dit « responsable » m’a alors répondu : T’inquiètes ! Pas de scandale ! Ce problème se résoudra en douceur. Et effectivement, les dirigeants du club du gamin concerné ont été avisés de sa sélection trop tard pour qu’il puisse concourir. S’étant probablement fait taper sur les doigts, notre Machiavel en võ phục bleu compensera lors de la compétition internationale suivante, toujours au prix de magouilles.

Naïvement j’avais pensé que ce temps était derrière nous puisque, cette saison, il fallait obligatoirement être Français au moment de l’inscription aux Championnats de France (ce qui paraît être la moindre des choses mais n’avait pas été le cas la saison précédente). Messieurs les magouilleurs, la coupe est pleine ! Yo, écœuré, arrêtera le Vovinam au retour de Iasi et cessera même de s’entraîner en juin 2018 pour se consacrer aux études.Voila ce que dirent deux juges Internationaux de cet arbitrage :

Maître Vitorio Cera président de la fédération Italienne et responsable européen de l’arbitrage, juste après le passage de Yo éjecte la juge italienne (du jamais vu). Et, le soir, au débriefing, il a dit que, selon lui, Yo an a terminé premier. Ce à quoi tous les juges ont acquiescé. Alors pourquoi l’ont-ils classé second ? Fallait-il avantager Roissy à tout prix ? J’avoue avoir envisagé, ce jour-là de saisir le Tribunal Arbitral du Sport ! Jamais nous n’aurions vu de telles pratiques aux AMV. Mais au Vovinam, seuls quelques spécialistes honnêtes et avisés ont pris parti pour Yo. Honte au vice-président de la Fédération Européenne, habituellement si prompt à pérorer et qui, ce soir là, serait passé dans un trou de souris. Et que dire de la Trésorière de la Fédération Européenne, dont l’unique préoccupation semble être de se faire photographier en compagnie de la fille du Grand Maître  —  ce qui n’a pas été inutile pour obtenir, du Vietnam, un sixième dan (donné) pour son époux  (*****) —  conspuée ce jour là (pas par nous, qui avons préféré partir). Comme vont quitter la FFKDA, dans les semaines qui suivent, deux clubs ayant à leur tête des cinquième dan qui avaient beaucoup œuvré pour le Vovinam. Triste fédération !

Bilan de Yo aux compétitions nationales et internationales :

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CRÉATION D’UN CLUB (petit retour en arrière)

J’ai eu envie de créer un club mais étant théoricien et non pas technicien, il fallait que je trouve des spécialistes. Ce fut le cas avec Maître Daniel CHASTAGNER, avec qui nous partagions une même éthique martiale, grand pédagogue et technicien remarquable et un de ses élèves, Rithya SENG qui, malgré un travail prégnant et beaucoup de temps consacré à sa famille, se classera troisième aux Championnats du Monde : résultat remarquable pour notre petit club. Comme nous n’aimons pas la facilité, nous avons créé ce club en ZEP, tout en l’intitulant Limoges Centre, du fait que, comme indiqué plus haut, Limoges a été le centre à partir duquel se développa le Vovinam (et Daniel était membre de ce club à ses origines).

La décision était arrêtée à la fin de la saison 2010-2011 et le plan dressé de ce que nous voulions faire. J’ai trouvé un dojo et lancé, dans la foulée la procédure. Déclaration à la préfecture de la Haute-Vienne le 19 août 2011, sous le titre Vovinam Viet Vo Dao Limoges Centre. L’objet était de promouvoir le vovinam viet vo dao et les principes moraux liés à cet art martial vietnamien. Le siège social était à mon domicile de l’époque, 17, boulevard Bel Air, à Limoges.

Nous avons alors pris plusieurs décisions auxquelles nous nous sommes tenus : d’abord partir de zéro (il n’y avait que Yo-an, à l’origine, comme pratiquant) afin que nous ne puissions être accusés d’accaparer les élèves des autres clubs, ce que nous trouvions en soi détestable et malhonnête. Et, quand nous aurons des adhérents, de participer aux compétitions des Arts Martiaux Vietnamiens, dans la mesure où nous y serions conviés. Enfin, j’ai convaincu les dirigeants des clubs Ba Hoï et Long Ho Hoï, de Limoges, d’organiser à tour de rôle une rencontre trimestrielle entre nos trois clubs et qui s’appellerait tout simplement Triangulaire. La formule a eu du succès puisqu’un autre club de Limoges nous a rejoints et que la troisième année, le club de Paris s’est déplacé à Limoges. Mais vouloir faire participer un club de ZEP à des rencontres n’est pas chose aisée, la plupart des parents étaient peu fortunés et plusieurs élèves n’avaient que les tickets CAF à apporter au Trésorier. Ce qui ne nous empêcha pas de participer à un maximum de compétitions à Paris, en région parisienne, à Bordeaux, Saint Berthevin etc… et bien souvent le président a dû mettre la main à la poche, mais ça, c’était prévu. Pour pas que « nos » élèves soient pénalisés et, avec pour satisfaction, notre club classé premier au ratio nombre de participants/nombre de podiums. J’ai quitté sa présidence, à l’issue de la troisième saison, après avoir équilibré les comptes et obtenu du CNDS 1 500  et un montant identique de la part de la nouvelle municipalité (la précédente, qui était prétendument socialiste, nous avait généreusement octroyé un montant de 350 €, au total, pour trois saisons !). Je laissais donc à mon successeur 3 000 en caisse, de quoi continuer nos actions, à charge pour lui de réitérer les demandes de subventions et de constituer des dossiers bien ficelés. Comme je l’écrivais plus haut, nous avons conçu notre club un peu différemment de ce qui se faisait ailleurs, notamment pour renforcer l’esprit d’équipe : par exemple offrir une séance de cinéma à tous les jeunes pratiquants, suivi d’une collation au café qui jouxte le cinéma, pour Noël, ou les emmener voir des compétitions d’autres arts martiaux (comme les championnats de France de kung fu) … pour qu’ils acquièrent une ouverture d’esprit sur les autres disciplines. Et concrétiser par la suite en ayant des rencontres avec les autres AMV, localement et au plan national.

Le fait de participer aux compétitions des AMV m’a attiré l’animadversion du représentant national de notre art martial (celui dont il est question plus haut) qui m’a téléphoné un soir, complètement hystérique m’accusant de saborder le Vovinam qui était déjà suffisamment mal en point sic et qu’il m’interdisait de continuer à faire participer notre club à ces compétitions re-sic (comme quoi il me connaissait mal : nous avons augmenté le nombre de nos rencontres avec les AMV).

J’ai eu le malheur de lui dire que sa position était ridicule, qu’au contraire il devrait être fier que des membres du Vovinam (nous étions les premiers) aillent battre en Coupe de France les Arts Martiaux Vietnamiens sur leur propre terrain, il s’est mis à crier plus fort. Un peu agacé et pour couper court, je lui ai dit que j’étais président de club élu, que nos décisions de participer aux compétitions étaient collégiales, que nous continuerions, voire accentuerions, le nombre de participations à ces rencontres, si c’était le souhait du club, que nous n’avions rien à faire de ses états d’âme, que le Vovinam n’est que l’un de la soixantaine d’arts martiaux vietnamiens reconnus en France, qu’il était parmi les derniers quant à la date de sa création, que le fondateur n’avait fait que prendre dans chacun des arts martiaux du Vietnam, tant viets que chinois, ce qui l’intéressait, et se classait également parmi les derniers quant au nombre d’adhérents. Et donc qu’il n’y avait pas de quoi pavoiser. Enfin, pour enfoncer le clou, je lui ai dit qu’en Chine la calligraphie était classée parmi les art martiaux, ce qui impliquait que les différentes écoles aient à leur tête un lettré. Mais, qu’en France, pour le Vovinam ce n’était manifestement pas le cas. Et lui ai raccroché au nez. S’il pensait qu’il allait me faire fléchir avec ses aboiements, j’en ai connu de bien plus virulents de la part de mes chiens et qui ne m’ont pas plus impressionné. Je me suis ouvert de cet appel abracadabrant dès le lendemain à un ami qui est une sommité dans le domaine des arts martiaux, Georges CHARLES, qui non seulement est allé dans mon sens mais scella son propos d’un définitif « mort aux cons« .

Nous avons, pendant les trois saisons qu’a duré ma présidence, continué à participer aux compétitions d’AMV et aux stages et compétitions de Vovinam. Avec un bilan, au niveau des résultats, plus qu’honorable. Quant à nos rencontres locales, un de mes très chers amis — qui avait pratiqué les arts martiaux, dans sa jeunesse, et possède une entreprise de métallurgie en périphérie de Limoges fournissait gratuitement toutes nos récompenses et souvenirs du club. En inox brossé.

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Au plan politique je suis apolitique, avec un comme anarchisme  et j’ai été, de nombreuses années, délégué du personnel FO, de la tendance anarcho-syndicaliste. Antérieurement, j’avais créé la première CNTF à Limoges (qui dépendait de celle de la rue Merly à Toulouse) et écrit quelques articles dans leur journal Espoir.

Si je ne renie rien de mes convictions passées,  je ne me voyais pas du tout, ce matin de 11 novembre, aller me geler à Gentioux et subir les discours de l’élu socialiste et du remplaçant de Blondel, alors que j’étais parmi les pionniers qui y sont allés. Je ne milite plus depuis des décennies. Et ne m’engage que très rarement et exclusivement pour soutenir les gens que j’estime victimes d’injustices :  de ceux de Tarnac en France (le verdict de leur procès m’a conforté dans ma conviction) aux minorités ethniques et bouddhiques (Meo, Ê Đê et Hòa Hảo) persécutées au Vietnam).

Au plan philosophique, je me revendique de l’éclectisme, selon la définition qu’en donnait Diderot : « L’éclectique foule aux pieds le préjugé, la tradition, l’ancienneté, le consentement universel, l’autorité, en un mot tout ce qui subjugue la foule des esprits, ose penser de lui-même, remonter aux principes généraux les plus clairs, les examiner, les discuter, n’admettre rien que sur le témoignage de son expérience et de sa raison; et de toutes les philosophies, qu’il a analysées sans égard et sans partialité, s’en faire une particulière et domestique qui lui appartienne : je dis une philosophie particulière et domestique, parce que l’ambition de l’éclectique est moins d’être le précepteur du genre humain que son disciple ; de réformer les autres, que de se réformer lui-même ; d’enseigner la vérité que de la connaître. Ce n’est point un homme qui plante ou qui sème ; c’est un homme qui recueille et qui crible. Il jouirait tranquillement de la récolte qu’il aurait faite, il vivrait heureux, et mourrait ignoré, si l’enthousiasme, la vanité, ou peut-être un sentiment plus noble, ne le faisait sortir de son caractère. Le sectaire est un homme qui a embrassé la doctrine d’un philosophe ; l’éclectique, au contraire, est un homme qui ne reconnaît point de maître. » (L’Encyclopédie, 1ère édition, tome V page 270).

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Glozélien convaincu, j’ai eu le privilège, le plaisir, l’honneur et l’avantage, au milieu des années quatre-vingt, de passer une journée entière avec monsieur Émile Fradin, qui s’était attiré la haine des prétendus savants qui ne souffraient pas que leurs affirmations puissent être remises en cause par sa découverte. Comme René Dussaud, membre de l’Institut et conservateur du musée du Louvre qui accusa monsieur Fradin de supercherie et le président de la Société préhistorique de France qui le qualifiera d’escroc ! Ils perdirent les procès que monsieur Fradin intenta contre eux en diffamation. Quant au rapport fait par Bayle, chef du service de l’identité judiciaire de Paris, cosigné par Maheu, chef de laboratoire de la faculté de pharmacie et Randouin, agrégé et assistant de géologie et minéralogie au collège de France, il s’avéra être frauduleux. Des recherches modernes, avec des méthodes de datation incontestables, comme celles entreprises par le docteur Zimmerman de l’université de Washington et d’autres chercheurs, établirent l’ancienneté des pièces découvertes à Glozel. Émile Fradin, après une vie de calvaire où l’authenticité de sa découverte a été contestée en permanence recevra, enfin, les Palmes Académiques, le 16 juin 1990, et fera un sacré bras d’honneur à ses accusateurs, qu’il enterra tous puisqu’il mourut à plus de cent trois ans. Ce paysan simple et honnête méritait de leur survivre : il était un grand Monsieur.

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Je pense que l’on appréhende mieux la personnalité d’un individu, si on connait ses goûts, musicaux et, plus généralement, artistiques .

Mes goûts musicaux : que j’aurais aimé avoir une voix semblable à celle de Lee Marlin chantant Wand’rin star ! Mais c’est loin d’être le cas. J’aime toutes les musiques (sauf le rap) : Tang dynasty 唐朝 – 国际歌, du baroque (Christophe Coin) à Rohry Gallagher (Irish Tour 74), de Mozart (K 477) à Johnny Cash, de Willy Nelson à Léonard Cohen, d’Eddie Cochran à Georges Brassens, de Jacques Brel à David Bowie (StarMan), des Pink Floyd (Another brick in the wall) à Léo Ferré, de Youssouf (Father and son, If you want to sing out) à Bobby Lapointe, plus Johnny Cash & Johnny Clegg que Johnny Halliday, plus Rolling Stones que Beatles et, n’étant pas misogyne, j’aime beaucoup Dame Kiri Te Kanawa, Barbara Schlick, Nathalie Dessay (Lakmé, l’air des clochettes), Mélanie (Bo Bo’s party), Maxine Nightingale, The Supremes (where did our love go) whow Diana Ross ! Linda Perry (What’s up), Dolores O’Riordan, Abba (the winner takes it all), Térésa Teng  (notamment sa si belle interprétation du poème Dan Yuan Ren Chiang Jiu 但願人長久特效 du grand lettré Su Dongpo, né le 8 janvier 1037 dans le Sichuan, mandarin de la dynastie Song, taoïste et bouddhiste chan, mandarin défenseur des paysans). Et aussi : Yue Liang Dai Biao Wo De Xin) 月亮代表 我的心

littéraires : Maurice Magre, Frédérick Tristan, Georges Fourest et, également, deux grands optimistes : Desproges et Cioran.

cinématographiques : principalement les films qui dérangent la société bien pensante (Blow up, The graduate, Macadam cowboy, Harold et MaudeMillion dollar baby, Gran Torino, ).

télévisuels (un art désormais trop mineur) : plus Philippe Bouvard que Laurent Ruquier, plus Stéphane Bern que Christine Bravo, plus Bernard Pivot que Patrick Sébastien, plus Jacques Chancel que Cyril Hanouna, plus Famille Simpson que celle des kardashian, plus Michel Polac que Nollour & Zemmeau et plus Philippe Gildas que Moix.

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Ce qui compte le plus pour moi : mes enfants, mes parents. Et aussi mes amis : ils se comptent sur les doigts d’une main mais ils sont là depuis cinquante ans.

JLM, qui a rédigé la notice du Dictionnaire biographique des Charentais, p. 878, s’est montré particulièrement indulgent à mon endroit et a eu la gentillesse ne ne pas indiquer la date de mon décès ce qui me laisse espérer vivre encore quelques années (chez nous on prononce an-née) :

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Mon évolution  (plutôt que d’évolution, je devrais parler de dégringolade) :

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ARTICLES PARUS DANS DES PÉRIODIQUES :

– locaux : Le Collibert (anecdotes sur la vie en Oléron) ; Gazette marandaise (n° 120 et suivants),

– nationaux : L’express (26 septembre 2002, deux articles, 4 & 4 pages),

– spécialisés : Bulletin de l’IDERM (n° 37, 2ème semestre 1986 : Une loge d’Oléron au XVIIIe siècle ; n° 39, 2ème semestre 1987 : Les loges militaires en Aunis et Saintonge et les rapports qu’elles ont eus avec la Maçonnerie locale ; n° 40, 1er semestre 1988 : Voilà mes plaisirs (contrairement à ce que le titre pourrait laisser entendre, étude sérieuse et … très sage).

– Contributions au Dictionnaire biographique des Charentais et au Dictionnaire du mouvement ouvrier (Maitron).

CONFÉRENCES :

– à Jonzac (sous l’égide de Monsieur Jean Glénisson), dans le cadre de l’université francophone d’été (août 1987, août 1988, août 1989)

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– à La Rochelle, salle de l’Oratoire (27 mai 1989), organisé par le maire, Michel Crépeau

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– à Surgères (15 janvier 1991)

– à Rochefort, au Service historique de la Marine (9 octobre 1997).

PARTICIPATION À DES COLLOQUES :

– locaux : La Rochelle, ville frontière (avril 1989)

– internationaux : La franc-maçonnerie dans la Révolution française (Paris, 4 et 5 mars 1989).

PUBLICATIONS :

Des extraits de mes publications figurent aux pages suivantes, dans l’ordre chronologique de leur parution.

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À PARAÎTRE :

(si les dieux me prêtent vie encore quelques années)

– Loges et francs-maçons de la Charente

– Rapports de la franc-maçonnerie aux religions et à la laïcité

– Étranges religions du Vietnam

Sports de combats et arts martiaux à Limoges.

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(*) Maurice MAGRE est un grand auteur français, peut être le plus grand. L’hommage que lui rend son plus farouche détracteur, le critique littéraire du Figaro, en 1924, est à ce titre éloquent : Magre est un anarchiste, un individualiste, un sadique, un opiomane. Il a tous les défauts ! C’est un très grand écrivain. Il faut lire son œuvre. Absolument.

(**) Georges FOUREST, né à Limoges le 6 avril 1864, fréquentait les cercles symbolistes et décadents. Ses cartes de visite indiquaient comme profession avocat loin la Cour d’appel.  Il se disait Hugophobe, incaguant la pudeur et convomissant le bon goût. 

(***) Le quyền est, pour les Arts Martiaux Vietnamiens, le Kata du Karaté, le Pomsee du Taekwondo et le Tao lu du Kung Fu).

(****) Quelques appréciations sur notre pratique des arts martiaux, données par des spécialistes :

Depuis l’ouverture de ma première école Lam Son à Montpellier en 1971, j’ai rencontré de très nombreux pratiquants et enseignants d’arts martiaux vietnamiens, mais la rencontre avec Francis a quelque chose de spécial, une sorte d’amitié naturelle dans la simplicité. On se retrouve dans la passion des arts martiaux mais également dans l’amour du chaleureux delta du Mékong, au Vietnam. Võ Sư Jacques TRANVANBA, 7e dan d’Arts Martiaux Vietnamiens.

J’ai visité les pages de Yo. Je me rends compte qu’il a un gentil papa qui lui construit une belle vie. C’est formidable le parcours qu’il a déjà. Cyril LE GUYADER, maître d’Arts Martiaux Vietnamiens, juge arbitre national.

Meu Irmão Francis, diga ao seu filho Yo-an que eu gostei muito do site dele. Dá uma visão ampla dele, desde o nascimento até hoje. Ele tem o estilo de um verdadeiro campeão. Leve para ele meu forte abraço. Em junho estarei em Montluçon, quem sabe eu poderia encontrar vocês (Mon frère Francis, dis à ton fils Yo-an que j’ai aimé son site. Il donne une vue d’ensemble de celui-ci de sa naissance à aujourd’hui. Il a le style d’un vrai champion. Donne-lui mon étreinte chaleureuse. En juin, je serai à Montluçon, peut-être que nous pourrons nous rencontrer). Mauricio ROBBE DE ALMEIDA, universitaire, 8 fois champion du monde de jiu-jitsu brésilien consécutivement, école Gracie Barra.

Bonjour M. Masgnaud, votre fils donne une belle image des AMV, et je suis convaincu qu’il deviendra un spécialiste reconnu en la matière. Võ Sư Bruno ORBAN, responsable national des Arts Martiaux Vietnamiens Traditionnels.

Un grand bravo Yo-An, tu rends très fière toute la France ! Võ Sư Yohan NOUHAUD, juge arbitre national, a envoyé ce message à Yo quelque jours avant son décès. Il s’était classé quatrième aux Championnats du monde de Vovinam alors qu’il venait de subir une séance de chimiothérapie. Yohan était un modèle de courage et demeure un exemple à suivre pour tous les pratiquants.

Bonjour Huê Phap. Grandes félicitations pour le Long Ho Quyen de Yo-an !!! LÊ van Hùng, Võ Sư Vovinam Phú Thọ (Sai Gon).

Quelle expérience pour Yo de pouvoir montrer ses capacités et ses valeurs. Son avenir sera sans nul doute imprégné de tout ça, et si nous avons contribué à lui donner cette passion c’est aussi une réussite pour nous. Tu l’embrasseras pour moi et encore félicitation. Bises Francis,Võ Sư Pascal PROUMEN, club Ba Hoï, Limoges.

C’est pas tout le monde qui est champion d’Europe en technique et médaillé de bronze en combats. Et il a encore un peu de temps pour se parfaire si cela lui dit d’aller plus loin. En tous les cas, chapeau ! On t’embrasse. Confraternellement. Et Bravo au Champion ! Georges CHARLES,  maitre héritier et successeur en titre de l’école de boxe de l’interne san yi quan, en Chine.

Yo a des qualités et des aptitudes incroyables.  Il est un grand champion et complet, que ce soit en technique ou en combats (…) C’est un beau sport, géré par de mauvaises personnes. Longue route à toi Yo-an. Sonia ANGLIO, championne du monde de Vovinam en combats.

Cher Ami, bravo ! Être médaille de bronze à un championnat d’Europe à 14 ans c’est extraordinaire. Félicitations à Yo-an. Et, surtout, bravo pour le titre de champion d’Europe en technique. Cela promet de futurs résultats encore meilleurs. Bien fraternellement. Frédérick TRISTAN, prix Goncourt, spécialiste de la Chine et du Vietnam.

Yo-An est très très doué techniquement, précis et rapide. Il est clairvoyant en combat et serein. À mon sens, sa supériorité est technique et combative. Il devra mieux apprécier la distance et par la même occasion mieux travailler la distance courte, les enchaînements poings, systématiser la saisie de jambes suivie de balayages. Il est très bien dans son style et gagnera forcément à élargir son champ de compétence, j’ai vraiment été surpris par la maîtrise de ses émotions. Pour moi, il a l’âme d’un futur grand pratiquant. Võ Sư Cyril LE GUYADER, 2e Dan FFKDA et 2e Dang Minh Long, instructeur fédéral et certifié qualification professionnelle en arts martiaux.

Chào Yoan chúc sức khỏe con và gia đình. Võ Sư PHUNG, Hà Tiên.

Je partage la déception de Yo-An en ce qui concerne le (second) championnat d’Europe : pour moi il aurait dû être premier sur la catégorie Long Ho, il a fait une très belle prestation comme à son habitude. Mais il faut le prendre comme un défi à relever. Il est jeune et a de très belles années devant lui pour gagner de nombreux titres internationaux. Võ Sư Rachel SUDORRUSLAN, 5e dan, arbitre et ancien responsable national du Vovinam (avec son départ, nous avons perdu en probité).

La première place, normalement, revenait à Yo-an. Anh-Tuan TRUONG, Võ Sư du club Thang Long Vovinam, juge national.

Bonjour M. Masgnaud. J’espère que tout va bien pour vous et Yo-An. J’ai remarqué la bonne évolution de Yo-An, que j’ai eu le plaisir de rencontrer il n’y a pas si longtemps en France. Lui et d’autres athlètes comme lui sont le véritable avenir de notre fédération. Florin MACOVEI, président de la Fédération Européenne de Vovinam.

J’espère sincèrement que Yo-an changera d’avis en ce qui concerne sa décision d’arrêter le Vovinam. C’est un très beau pratiquant qui fait toujours preuve d’un excellent état d’esprit dans les compétitions. Il est un exemple d’humilité pour tous les jeunes de son âge, qui en ont bien besoin ! Rachel SUDORRUSLAN.

Bonjour Francis. Quel dommage que Yo-an arrête le Vovinam !!! Il est tellement doué en technique et en combat Sudjanto SUDORRUSLAN, champion d’Europe de Vovinam.

Il se débrouille bien, ce jeune. Faut pas qu’il arrête. Professeur Jean-Noel TRANVANBA, Ceinture Rouge 1er Cap Lam Sơn Võ Đạo.

Vovinam cannot be only competition and should be our practice and even if we have something against the organization, vovinam is vovinam. In my vovinam life since 1989 I met many times problems of federation, organization but I care about vovinam so I continued vovinam even if I didn’t like some things inside the federation then I arrived to work for federation and I try to give my contribution I think that we must continue to follow our heart. I hope this is the right choice because by your post, Yo-An and you still love vovinam. It is not right to leave vovinam for federal matters… 🙁 I hope you thought well about this. Võ Sư Vittorio Vinh Tô CERA, cadre européen du Vovinam, responsable de l’arbitrage.

Yo va sûrement s’épanouir dans une autre discipline et sûrement plus structurée car le Vovinam a des soucis à se faire. C’est très bien qu’il aille voir ailleurs. Il va vivre autre chose et c’est très important. Le Vovinam devient pathétique entre les gens qui critiquent mais qui sont toujours là, les diplômes obtenus par ceux qui ont un copain à la Fédération ou, ailleurs, des grades donnés à des gens qui n’ont aucun niveau. Il ne faut pas avoir de regrets, vraiment. Moi je suis parti de cette fédé et je m’en porte aussi bien. Vous aurez sûrement encore de belles aventures. Bonne continuation. À bientôt Francis. AA, président d’un club qui a quitté la FFKDA deux ans avant nous.

Dommage pour le Vovinam. Une très bonne continuation et peux être à un retour futur. Gap Lai Co gan. Võ Sư Farid AOUNALLAH, 5e dang, président du club de Vovinam de Ferrières en Brie et d’Émerainville.

Dommage… Bonne route a Yo. Võ Sư Jérôme TAISANT, 5e dang, arbitre international,Võ Sư du club Fontenay Trésigny.

Yo peut s’arrêter un certain temps mais il reprendra. Quand on a attrapé le virus des arts martiaux, c’est difficile de s’en débarrasser. Võ Sư Jacques TRANVANBA

(*****) On m’objectera qu’en France, ce haut responsable a obtenu « tout à fait régulièrement ce 6e dan ». C’est vrai mais il faut savoir que le « tirage au sort » l’a particulièrement bien servi puisqu’il a dû produire un quyền de deuxième dan pour obtenir le 6e !

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Salut Francis merci pour l’invitation qui me touche vraiment je ne serai pas présent malheureusement car j’habite à Lille et descends très peu à Limoges j’en profite pour te féliciter et te dire que tu le mérites au vu de tout ce que tu as accompli pour les arts martiaux. Bien à toi. Sensei Laurent NIAVET, FFKDA.