CHABATZ D’ENTRAR !

 

CHABATZ D’ENTRAR ! est une formule conviviale du Limousin, qui se prononce tsaba dintra et se traduit par FINISSEZ D’ENTRER. Elle s’adresse à celui qui frappe à votre huis et l’invite à ne pas rester sur le pas de la porte.

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POURQUOI UN SITE ?

Ce n’est ni pour régler mes comptes avec une personne honnie (quoi que …), moins encore par narcissisme, que j’ai ouvert ce site. Car, si j’ai quelques petites compétences par rapport à deux ou trois sujets qui me sont chers, pour le reste j’avoue ma nullité. Ces pages ont été créées, en premier lieu pour renvoyer l’ascenseur aux éditeurs qui ont pris le risque financier de produire quelques unes de mes recherches et en remerciement à ceux qui les ont préfacées et en ont écrit les quatrièmes de couverture. Ce qui est bien la moindre des choses que je leur devais. Dans ma présentation, j’évoquerai mes centres d’intérêt, passés et présents, et me permettrai une (très/trop ?) longue digression sur les arts martiaux, qui me tiennent tant à cœur et pour lesquels je me suis beaucoup investi. D’abord envers mon fils cadet, ensuite en tant que fondateur et président d’un club, par plusieurs de ses aspects, atypique. Contrairement aux pages suivantes, celle de présentation a été délibérément écrite avec les tripes et le cœur, de façon à être la plus vraie possible. Vérité que j’estime devoir au lecteur, qui est en droit  (j’insiste)  de savoir qui est l’auteur des bouquins qu’il peut être amené à consulter.  J’avoue, dans ma présentation, ne pas encenser deux personnages. Pour le premier, rien de méchant : il ne s’agit que de divergences intellectuelles, sans gravité aucune, puisque son propos s’adresse à des adultes, capables de se faire leur propre opinion (j’allais écrire …. religion). C’est un homme courtois,  gentil et de convictions  — qui ne sont pas les miennes  — et qui est, je le reconnais volontiers, un universitaire brillant. Ce qui n’est pas le cas du second, rustre, sournois, prêt à toutes les compromissions pour parvenir à ses fins, encensant ceux qu’il a détestés, détestant ceux qu’il a encensés quand ils ne lui sont plus d’aucune utilité. Mon propos paraîtra bien sévère. Moins cependant que ceux de ceux (j’aime les allitérations) qui l’ont bien connu et pratiqué. Je lui en veux particulièrement parce qu’un dirigeant sportif se doit d’être exemplaire et que celui-là  a floué des enfants et des jeunes, ne cessant d’intriguer. Je n’éprouve de l’aversion que pour ce seul individu (sur lequel je reviendrai, longuement : le concernant, ma rancœur est définitive). Mais, de fait, ne honnir qu’un seul individu, dans une vie déjà longue est bien peu, vu que j’ai beaucoup vécu et que j’ai côtoyé des centaines voire des milliers de personnes. Fin provisoire de la digression (j’aime les longues digressions : elles agacent comme un gargarisme au jus de citron et ont l’avantage de décourager définitivement le lecteur qui n’est que moyennement intéressé).

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Les pages suivantes, Franc-maçonnerie et francs-maçons en Aunis et Saintonge sous l’Ancien Régime et la Révolution (Rumeur des Âges), Franc-maçonnerie et francs-maçons en Charente-Inférieure de la Première à la Troisième République (Geste Éditions – Université Francophone d’été de Jonzac), Franc-maçonnerie et francs-maçons en Charente-Maritime de la Troisième à la Cinquième République (Éditions des sires de Pons – Université Francophone d’été de Jonzac), Loges et francs-maçons de la Haute-Vienne de l’Ancien Régime à la Cinquième République (Éditions Lucien Souny), Un bouddhisme social et persécuté, le Phật Giáo Hòa Hảo (Éditions Lucien Souny) et Dhammaville, sont les résumés de mes principales publications.  Je remercie, comme je l’ai écrit plus haut, ces éditeurs et aussi grands érudits qui les ont préfacées ou rédigé les quatrièmes de couverture : messieurs  Jean GLÉNISSON, de l’Institut, directeur de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, directeur de recherche au CNRS et Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Roger DACHEZ, directeur de Renaissance Traditionnelle, enseignant à l’université Paris Diderot et président de l’Institut Alfred Fournier, Frédérick TRISTAN, Prix Goncourt 1983, Grand Prix de la Société des Gens de Lettres 2000, chargé de missions en Extrême-Orient (Laos, Vietnam, Chine) de 1968 à 1988 (!). remerciements à Jean Robert RAGACHE, professeur agrégé d’histoire. Remerciements également à messieurs René GUILLY, Conservateur en chef des Musées de France et professeur titulaire à l’École du Louvre et André COMBES, professeur agrégé d’Histoire, pour leurs articles concernant mes publications.

PRÉSENTATION

MASGNAUD Francis : du latin Francus, homme libre, aka Makhno, Papus, MA Feng-xi (馬 逢喜), Minh Quang, Hué Phap ; né le 6 janvier (jour de l’Épiphanie) 1951 à Limoges. je suis métissé, d’Oil et d’Oc. Mes origines sont saintongeaises par ma mère (aïeux meuniers en Oléron, depuis le début du XVIIe siècle, au moins),  et limousines, paysannes dans les Monédières (hameau de Magnoux, éponyme de ma famille paternelle à la même époque, avant que notre nom ne se transforme en Masgnaud lors de migrations successives dues à leurs métiers de scieur de long puis de feuillardier, en Haute-Vienne).

Petit employé d’un petit organisme privé chargé d’importants fonds publics dont j’ai mis quarante-deux ans et demi à me faire licencier, médaillé du travail : grand or ! Médaille oh combien méritée puisque j’ai eu le grand tort de végéter « dans » les organismes sociaux pendant près d’un demi-siècle. Mais il fallait bien vivre, à défaut de vivre bien.

Je cultive une forme d’ascétisme qui consiste à ne me priver de rien, même pas de jeûner de temps en temps (pas une sorte de ramadan : un jeûne continu où, pendant un mois, je n’absorbe que de l’eau). Je me suis très jeune intéressé au bouddhisme. Même si mon engagement sera plus tardif, c’est l’immolation de Thích Quảng Đức, en juin 1963, qui a déclenché mon intérêt pour cette religion. J’ai mis longtemps à être admis dans ma voie définitive du fait que pratiquée uniquement dans le delta du Mékong et où les étrangers ne sont pas les bienvenus, vu la façon dont les Français se sont comportés envers eux : un retour au bouddhisme originel, une philosophie et, plus encore, un art de vivre, sans prosélytisme, ni nonnes, ni moines, ni monastères, ni pagodes, ni statues de bouddhas.

Passionné d’histoire, d’ethno-sociologie, je suis attiré par le sud-est asiatique, son histoire, ses systèmes de pensée : philosophies, religions, sociétés secrètes initiatiques, ses arts (sans Rosalie) et ses arts martiaux. Admiratif du savoir-faire des Compagnons, notamment de ceux qui travaillent le bois et leurs assemblages sans vis ni clous (Nicole !). Passionné également par la nature et la faune dont j’ai apprivoisé/élevé quelques spécimens d’espèces exotiques ou inattendues (principalement interdites) : renards, mangoustes, furets, faucons (les vrais, pas besoin de les apprivoiser : ils viennent d’eux-mêmes) …

 

J’aime le buffle d’eau, sa placidité, sa force tranquille et sa philosophie : ses parents lui ayant très tôt appris qu’il était impoli de mettre ses doigts dans le nez, il y mettra désormais la langue. Il aurait dû, si le rat n’avait été plus malin en sautant sur son dos, être le premier des signes du calendrier chinois.

 

J’aime plus encore le loup, que mon grand-père, feuillardier, a vu à plusieurs reprises au milieu des années cinquante, dans les environs de Milhaguet, alors que le « dernier » de notre région avait été prétendument abattu le 19 mai 1948 à Argentat. Il y a bien eu un loup d’abattu en Corrèze à cette date mais les chroniqueurs rapportent qu’il avait des petits. Un ami, natif de Surdoux m’a dit, qu’à cette même époque, son grand-père quand il rentrait tard de la foire aux bestiaux entendait hurler des loups.  Je pense, comme Jan dau Melhau, que le loup —  qui est un esthète  — n’a jamais quitté notre beau Limousin. Animal fidèle, on ne peut plus courageux, qui avec le renard, est une des rares espèces capables de s’amputer une patte pour se libérer d’un piège. Et également d’une grande sociabilité puisque, lorsque sa louve est pleine, toutes les autres louves de la meute ont une montée de lait. Au cas où … Une pensée émue pour notre ami Germain Fourneron, mort de chagrin après avoir été séparé de ses loups. Honte aux services vétérinaires de la Creuse. Et honte éternelle à Jacques Bertrand, habitant de Saint-Léger, qui se vantait d’avoir tué vingt sept loups ! C’est glorieux de tuer des animaux qui ne se sont jamais attaqués à l’homme. Ledit Bertrand n’avait probablement pas lu Vigny…

          

J’ai également élevé, en amateur  —  dans l’acception première du mot (celui qui aime)  —  des briards. Tout comme Sédir. Curieuse coïncidence : dans mon adolescence, mes copains m’avaient surnommé Papus  parce que je m’intéressais aux sciences dites paranormales.

Croyant plus en l’efficacité de l’investissement personnel qu’en celle de conseils péremptoires pour inculquer aux enfants que l’on peut apprendre à tout âge, j’ai entrepris, à l’approche de la cinquantaine, des études supérieures que je n’ai pas menées jusqu’au bout, étant en désaccord avec mon directeur de thèse, évoqué plus haut, l’un des leaders du courant protestant libéral  — ce qui est son droit le plus absolu dans le privé mais moins dans ses fonctions universitaires où il enseignait une conception de la laïcité, qu’il réduisait au dialogue inter-religieux — et qui  occultait la laïcité de combat, le militantisme anticlérical. Sujet sur lequel je voulais travailler et qui seul m’intéressait mais ne l’intéressait manifestement pas. N’ayant pas trouvé d’accord, il a proposé que ma thèse portât sur les commentaires de ses publications. Ce qui n’avait pour moi aucun intérêt et nous en sommes restés là. Dommage pour moi… mais je ne lui en veux pas car c’est une personne d’une grande intelligence (il suffisait d’assister aux séances inaugurales de l’année universitaire à l’EPHE pour s’en rendre compte), comme je l’ai dit en haut de page, de plus courtois, d’une grande gentillesse et disponibilité : tant pis, je serai donc docte, à défaut d’être docteur (ça, c’est de l’autodérision).

Comme un ami me le faisait, à juste titre, remarquer, il est prétentieux d’exhiber ses diplômes (même petits). Il est vrai que cela peut être mal vu par ceux qui ne me connaissent pas mais je suis tout le contraire. Si j’ai tenu à les faire figurer, c’est uniquement par rapport à un abruti analphabète de Vars, qui aurait pu jouer le rôle du goret dans Délivrance, ou celui de m. de Pourceaugnac, n’arrêtait pas de me dénigrer alors qu’il est incapable d’aligner deux mots sans faire de fautes et qui a le QI d’une huitre : tout le contraire de mon directeur de thèse.

Intéressé par l’histoire et la sociologie, j’ai participé aux recherches de Charles PORSET, de l’URA 96 du CNRS, dix-huitièmiste de renom, et rédigé des notices pour Claude PENNETIER (CNRS, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, dit le Maitron).

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Quelques unes de mes citations préférées. Elles ne sont pas forcément classées selon l’ordre de préférence : elles ne sont même pas classées du tout.

« La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. » Paul Valéry

Laissez dire, laissez-vous blâmer, condamner, emprisonner, laissez-vous pendre, mais publiez votre pensée. Ce n’est pas un droit, c’est un devoir (Louis Paul COURIER).

Une journée où l’on n’a rien appris est une journée perdue (attribuée à différents auteurs).

Celui qui a mordu au fruit de l’Arbre de la Science sait que désormais, pendant toute sa vie, cette nourriture lui sera indispensable (Élysée RECLUS).

Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume d’ORANGE).

HỌC,  HỌC  NỮA,  HỌC  MÃI : Apprendre, apprendre encore, apprendre toujours (Maître LÊ Sáng).

Vivre comme si l’on devait mourir demain, apprendre comme si l’on devait vivre éternellement  (Siddhartha GAUTAMA).

Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends  (Nelson MANDELA).

Ce n’est jamais dans l’Anarchie que les tyrans naissent ; vous ne les voyez qu’à l’ombre des lois ou s’autoriser d’elles (de SADE).

La liberté n’est dans aucune forme de gouvernement, elle est dans le cœur de l’homme libre, il la porte en lui (Jean-Jacques ROUSSEAU).

Il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort (Cioran ? Non, Montesquieu).

Dans le domaine de la pensée, personne n’a le droit de dire à la mienne : tu n’iras pas plus loin (Jules VALLÈS).

Tout homme qui fait quelque chose a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et, surtout la grande armée des gens, d’autant plus sévères, qu’ils ne font rien (Jules CLARÉTIE, attribuée à tort à George Bernard Show).

L’homme est entier, la femme en tiers (auteur inconnu, peut-être Pierre DORIS).

S’il est un point sur lequel les religions sont unanimes, c’est la proscription des plaisirs solitaires. Ce faisant, elles sont contraires à la volonté de leur dieu qui, si c’était là son choix, aurait fait à ses adeptes les bras plus courts (auteur inconnu).

Je préfère manger des spaghetti avec des amis que du caviar avec des connards (Pierre DESPROGES).

La Vérité est un pays sans chemins. L’acquisition de cette « vérité » ne peut se faire au travers d’aucune organisation, aucun credo, aucun dogme, prêtre ou rituel, ni aucune philosophie ou technique psychologique (…) À partir de ce constat, une liberté peut être entrevue dans l’observation attentive de son propre manque de liberté. KRISHNAMURTI.

Le bien que l’on a fait la veille fait le bonheur du lendemain (Jean DÎNEMANDI, dit Jean DORAT, Hymne à la bienfaisance, Almanach des Muses, tome V p. 118).

Lorsque je pense à ma prochaine existence, je me plais à croire que j’y arriverai avec les capacités que je n’ai pas eues dans celle-ci et que j’ai sincèrement désirées avoir. Puissé-je naître avec des parents semblables à ceux que j’ai eus et, si le hasard ou une faveur particulière leur donnait exactement la même forme physique, j’en serais satisfait (Maurice MAGRE *).

Quand mon père m’a dit qu’on était sur terre pour travailler, Je suis entré dans la Marine (Pierre DORIS).

Et surtout, mon ami, garde-toi bien de réussir (Élie RECLUS)

Il ne suffit pas de refuser la Légion d’Honneur, encore faut-il ne pas la mériter (Maurice MARÉCHAL).

Epitaphe : Ci-gît Georges Fourest **; il portait la royale tel autrefois Armand Duplessis Richelieu, sa moustache était fine et son âme loyale ! Oncques il ne craignit la vérole ni Dieu !

Nous avons la haine au profond, une haine fondamentale, de la hiérarchie et des cons, du quotidien et du fatal (Bernard LAVILLIERS, Utopia).

Si tu rencontres Dieu, tue-le, car il n’est jamais qu’une idole inventée par l’égo. C’est, au contraire, en tuant ses égos successifs que l’observant parvient à se libérer des apparences et de la souffrance tout en libérant les autres (Frédérick TRISTAN), allusion au propos célèbre : Si tu rencontres le  Bouddha … attribué à un maître chan dont la philosophie, libertaire, était de rejeter toutes les méthodes puisqu’elles n’enseignent que l’imitation.

Je suis né au Chili, ma mère était au lit et mon papa au chi (Bobby LAPOINTE).

Quand on part de zéro pour n’arriver à rien, on n’a de merci à dire à personne (Pierre DAC).

Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve (Joséphin SOULARY).

Je vous souhaite heureuse vie et, s’il vous advenait d’avoir la curiosité de mourir, trépas serein. Il faut dédramatiser la mort. Ne nous lamentons pas devant l’inéluctable. Espérons, espérons, espérons, et ne gémissons point. La mort est peut-être une initiation… (Léo CAMPION).

A peri tout entié, qué servirié dé neisse (Victor GELU).

Descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs (Nestor MAKNO).

Gémir, pleurer, prier est également lâche (Alfred de VIGNY La mort du loup).

En 2001, le président de la République , lors d’un bain de foule, se fit traiter de connard. Se tournant vers son agresseur et, avec un large sourire, lui répond : « Enchanté !, moi c’est Jacques Chirac ».

Dans une réception, une dame apostrophe Churchill  : ‘Monsieur le Premier ministre, vous êtes ivre ! » « C’est vrai, mais demain je serai à jeun, alors que vous, vous serez toujours aussi laide ». « Monsieur, si vous étiez mon époux, j’empoisonnerais votre thé ». « Madame, si vous étiez mon épouse, je le boirais ! ».

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Le diplôme, à mes yeux, le plus important est celui-ci, que m’a décerné mon fils Yo-an en septembre 2018 :

(traduction : au meilleur des papas)

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Au plan sportif, j’ai pratiqué, adolescent, l’athlétisme puis, plus tard, le char à voile (ne riez pas : c’est plus physique qu’il n’y paraît) et, encore plus tard mais avant que d’avoir la tremblote, le tir de précision :

Je m’intéresse toujours aux sports mais de plus loin, vu mon âge, et toujours j’encourage et soutiens nos champions locaux :

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je me suis longtemps intéressé et m’intéresse encore de près aux arts martiaux asiatiques.

Les arts martiaux intègrent une dimension spirituelle et morale visant à la maîtrise de soi et au respect des autres. Anciennement, il s’agissait du savoir que le Maître transmettait à celui de ses disciples qu’il jugeait digne de recevoir son enseignement. En se démocratisant, les Arts Martiaux ont perdu cette transmission. Toutefois, ils continuent de véhiculer des valeurs essentielles (no pain no gain, falling  twice, stand up three), respect de l’adversaire et de l’enseignant (quand ce dernier est respectable : j’y reviendrai, plus bas) et restent la meilleure école de l’apprentissage de la vie. J’avais « plein » d’idées à appliquer à ce sujet que je n’ai pu essayer sur mes enfants aînés qui y étaient totalement réfractaires. Aussi me suis-je reporté sur leur cadet, trop petit pour protester (rhoooo, je devrais avoir honte).

Il a reçu son premier võ phục (l’équivalent du keikoji japonais, appelé à tort kimono) à l’occasion de son second anniversaire, offert par des amis.

Ces amis, qui avaient un club l’ont « admis » bien avant l’âge légal. Surtout pour lui faire plaisir, le divertir et conserver sa souplesse.

Plusieurs années après qu’il a dû le quitter pour des raisons familiales, le club, qui considérait Yo comme sa mascotte a tenu à ce qu’il figurât sur son écusson. Ce qui nous a beaucoup ému, d’autant que ce club était le plus ancien de la région (1973) et qu’il a été à l’origine du développement du Vovinam européen, notamment avec la célèbre Équipe Mobile qui, comme son nom l’indique, se déplaçait dans la France entière et au delà des frontières, pour faire connaître l’art martial.

D’ailleurs, pendant de nombreuses années les pratiquants de Vovinam continueront de porter le võ phục noir.

Nous avons toujours considéré les Arts Martiaux Vietnamiens Traditionnels comme une référence de par la rigueur de l’arbitrage, la gentillesse et l’ouverture d’esprit de leurs dirigeants. Ce qui aura plusieurs conséquences pour notre pratique du Vovinam.

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Servi par une grande volonté d’apprendre et une excellente mémoire, Yo-an a montré lors de stages d’apprentissage de quyền (***) comportant plus de cent enchaînements, le matin, et de les restituer dans leur totalité l’après-midi, ce qui n’était pas le cas de la plupart des stagiaires ; ça a donc été un plaisir pour moi et de grands moments de complicité d’en discuter tous les deux et d’innover pour qu’il s’améliore. Comme, par exemple, en répétant les enchaînements sur des matelas mous afin de renforcer son équilibre. Et d’autres méthodes, elles, spécifiques aux combats, que je ne révèlerai pas ici (il le fera éventuellement s’il décide un jour de créer sa propre école).

Entraînements dans une très grande connivence (et, en ce qui concerne le maniement des armes, confiance réciproque, vu que toutes étaient réelles, ce qui obligeait à la précision).

 

Premier entraînement aux combats de Vovinam, en 2009 (Yo-an porte un casque blanc) : déjà, il a quasiment tous les gestes techniques qu’il développera par la suite.

Ces combats étaient rarissimes : un ou deux par saison, au maximum, l’ensemble des entraînements concernaient la technique car, pour la plupart des enseignants de vovinam, du moins ceux chez qui Yo s’est entraîné, le combat n’était que l’application de la technique, ce en quoi ils n’avaient pas totalement tort.

Ces méthodes se sont avérées payantes puisqu’il a obtenu, à la Coupe de France 2016, la plus forte note jamais attribuée en France :

et, le jour de ses quatorze ans, le titre de champion d’Europe, avec une moyenne de 94/100, les notes étant attribuées par cinq juges, chacun d’un pays différent. Après la Marseillaise, les jeunes de la douzaine de pays présents, reprirent, à tour de rôle et chacun dans leur langue, Happy birthday to you : moments émouvants.

En deux participations aux Championnats d’Europe, avec un engagement au total dans quatre épreuves, Yo-an est monté à quatre reprises sur le podium (un titre de Champion d’Europe, deux titres de vice-champion et une troisième place).

Fait unique, une page entière lui était consacrée dans Karaté Magazine

J’ai eu également grand plaisir de le « former » en combats, d’une part parce que les clubs privilégiaient la technique et que les combats n’occupaient qu’une toute petite partie du temps d’entraînement. Ce fut, là aussi, facile : Yo-an était un combattant « d’instinct ».

Durant les sept années où il a participé aux compétitions, hormis une seconde place à la Coupe de France de Vovinam en 2012, une troisième place à la Coupe de France de Vovinam en 2014 ainsi qu’à la Coupe Nationale Minh Long cette même année, il été vainqueur en France dans toutes les autres compétitions, y compris comme à La Teste, le 24 janvier 2015, contre des combattants faisant deux fois son poids  —  bonjour l’application des règlements ! —  et toujours à l’unanimité des juges.

Combat à Saint Berthevin (Yo en rouge).

 

Coupe de France 2016 (Yo-an plastron rouge) : 

Pour sa participation au Challenge National de Combats Inter-styles des Arts Martiaux Vietnamiens, qui se tenait à Eaubonne le 16 novembre 2014, j’avais préparé Yo-an aux combats selon les règles du Võ Cổ Truyền. Avec la stratégie, pour aller en finale, de s’économiser, dans la mesure du possible, lors du premier tour qu’il gagna 5/1et la finale, où il s’est lâché, 15/0 ! (Yo, plastron bleu, le tableau de marque est visible derrière lui).

Ces résultats nous ont valu l’amitié des plus grands maîtres et pratiquants d’arts martiaux, de tous les continents, comme Mauricio Robbe de Almeida et bien d’autres  (*****) :

Georges CHARLES shengren daoshi  de l’école San Yi Quan (三一拳)

四海之內皆兄弟

Quelques mots des participants aux Championnats du monde pour Yo An :

Et remise officielle de l’insigne du Tổ Đường par son représentant en France, maître de l’UCVI (voir plus bas).

Pour parfaire ses connaissances, Yo s’est également entraîné au Vietnam, bénéficiant, là encore, des conseils des meilleurs spécialistes, au Tổ Đường et à Phú Thọ.

 

Il a participé à une compétition (combat) à Hà Tiên (plastron bleu):

Et même aidé à déboiser (rire).

Les 11 et 12 mars 2017, au Bouscat, Yo est vainqueur en combats (mais pas de titre de Champion de France décerné : moins de huit participants). Arbitrage de Ludovic Faucher, comme à son habitude excellent (Yo porte un casque et des gants noirs et un plastron bleu),

 

Par contre, Champion de France en technique. Titre qui qualifiait automatiquement pour les Championnats du Monde.

Notre « responsable » national du Vovinam aura l’outrecuidance d’écrire, sur le site de la FFKDA, que tous les champions de France participeront aux Championnats du Monde. C’est vrai pour tous. Sauf pour Yo-an. Quel enfoiré ce mec !

Déjà, les atermoiements de la France quant à sa participation aux premiers championnats d’Europe nous avaient rendus ridicules auprès de tous les pays participants. Et il a fallu batailler dur pour que la fédération française envoie une équipe, réduite au minimum bien qu’elle ne lui a rien coûté puisque les frais de transport, de séjour et de matériel (du võ phục au survêtement marqués FRANCE, ainsi que les deux paires de gants règlementaires) étaient à la charge des participants ! Merci à la FFKDA qui, dans sa grande générosité, paiera tout de même les engagements !

Quand j’ai appris aux dirigeants du club que Yo allait participer aux Championnats d’Europe, il ont immédiatement pleurniché auprès de Francis Didier pour faire sélectionner leur préférée, avec un argument un peu (beaucoup) tiré par les cheveux : il ne serait pas bon, pour l’ambiance du club que Yo-an qui venait juste d’arriver soit seul à représenter Vars !!! (club qui ne lui a rien appris !!! moi, naïvement, je pensais qu’un sélectionné en équipe de France représentait la France et pas la cambrousse charentaise).

Yo an n’a pas été retenu en équipe de France, sans qu’aucune explication ne nous soit donnée. Encore une marque de respect ! Yo participera aux seconds championnats d’Europe qui débuteront à Iasi en Roumanie, le 31 mars puis arrêtera, comme nos en avions décidé (vu comment ces Championnats d’Europe ont été arbitrés, il aurait mieux fait de ne pas y aller et de participer aux Championnats de France AMVT — qui se tenaient aux mêmes dates — (******) et pour lesquels il était qualifié, terminant encore une fois premier de leur Coupe de France. Et j’avoue avoir un temps hésité à le laisser participer à ces Championnats d’Europe dont je pressentais qu’ils seraient pourris et regrette de ne pas être resté sur ma première intention.

Ces faits m’ont fait me souvenir d’un autre évènement qui en dit long sur l’honnêteté de notre « responsable » national (je pourrais citer bien des cas, tous vérifiables, montrant comment il était perçu par ceux qui le connaissaient le mieux : les membres du club qu’il avait créé et qui lui refusèrent d’y revenir après sa descente de charge de la Fédération ou bien, plus signifiant encore, le meilleur de ses élèves, mourant, qui lui interdit d’assister à son enterrement proche !). Lors d’une Coupe de France qui sélectionnait pour un Championnat d’Europe, j’avais protesté auprès dudit « responsable » contre la notation partiale d’un juge qui avait attribué à un de ses élèves (eh oui, un juge peut juger ses élèves !)  une note faramineuse (24 points de plus qu’à Yo-an). Il m’avait alors répondu : T’inquiètes !  Ce problème se résoudra en douceur. Et effectivement, les dirigeants du club du gamin concerné ont été avisés de sa sélection trop tard pour qu’il puisse concourir. S’étant probablement fait remonter les bretelles, notre Machiavel en võ phục bleu compensera lors de la compétition internationale suivante, toujours au prix de magouilles. L’élève en question a été champion de France alors que lors (j’aime toujours autant les allitérations) de l’inscription à la compétition, il n’avait pas encore obtenu la nationalité française…)

Capable de toutes les bassesses, notre Représentant sait même se montrer mesquin, s’opposant à ce que Yo-an bénéficie de la ceinture jaune à bandes bleues. Ce faisant, il allait à l’encontre de ce qu’avait décidé son très cher maître Van Chieu.

(Petit aparté : juste avant sa mort, Lê Sáng avait décidé, dans sa grande sagesse, de nommer en même temps au 9ème dang les maîtres Sen et Van Chieu pour qu’il n’ y ait plus jamais de maître patriarche et ce afin d’éviter les jalousies et dissensions. Mais les intrigants en décidèrent autrement… Le Tổ Đường et son représentant en France, maître Jean Christophe Broc, de l’UCVI, souhaitaient que Yo-an soit le premier Français à bénéficier du nouveau grade, créée par  décret du 27 août 2014 du Conseil des maîtres du Vovinam (Hội đồng Võ sư Chưởng quản Môn phái) pour les enfants ayant atteint le niveau hoàng đai. J’ai eu l’honnêteté de lui en parler et il s’est, une fois de plus mis en colère et a refusé « vu que la proposition émanait du Tổ Đường » : par rapport à Yo-an, j’ai eu tort de ne pas passer outre les injonctions de ce bouffon.

Championnat de France 2018 combats (1er combat, 1ère reprise, Yo, plastron bleu) :

1er combat (2ème reprise) :

Deuxième combat 1ère reprise (Yo plastron rouge) :

Deuxième combat, deuxième reprise :

Je mets en ligne un dernier film de Vovinam, édifiant quant au comportement des dirigeants varsois. Il s’agit de la Coupe d’Aquitaine, qui se déroulait une semaine à peine avant les Championnats d’Europe de Iasi. Tous les protagonistes de cette vidéo sont du club de Vars : commençons les présentations par l’adversaire de Yo-an (qui, lui, n’est pas sélectionné pour les Championnats d’Europe), véritable bûcheron, qui se contente, la plupart du temps, de pousser pour amener Yo hors des limites du plateau, pèse quinze kilos de plus que lui et par rapport au poids duquel il ne nous a pas été demandé si nous acceptions le combat (au cas où ces hauts gradés contesteraient mon propos, qu’ils produisent notre accord écrit, comme le stipule le règlement, ce qu’ils seraient bien incapables de faire puisqu’une seule catégorie de poids d’écart est, éventuellement, acceptée par l’adversaire s’il est majeur ou son représentant s’il est mineur). Il est coaché par le président du club, pas du tout partial, comme on peut voir les conseils pour « casser Yo-an ». A la fin de la première reprise, le consternant vice-président de la fédération européenne, surnommé, en Charente, « la bouétouse« , manifestement insatisfait des performances de leur poulain, il va donner ses derniers conseils (fructueux et pertinents, comme à l’habitude). Tellement fâché qu’il en perd la boussole, ne sachant même plus de quel coté il va repartir. Pitoyable ! Pendant que l’arbitre-maison va à la table de marque demander ce qu’il doit faire. Je lui conseille de suivre des stages d’arbitrage et de prendre modèle sur Ludovic Faucher : lors de la première reprise, il sanctionne  Yo « pour des coups donnés trop fort » (il faudra qu’il m’explique comment, dans un art martial où les KO sont autorisés, les frappes peuvent être jugées trop appuyées).  Gouret s’est gouré (si j’ose dire), à moins que  ses erreurs d’arbitrage ne soient intentionnelles ? Exaspéré par ce parti pris systématique des pieds nickelés de « notre » club, je demande à Yo-an, en fin de combat, de cogner plus fort et de ne pas épargner un adversaire qui ne le ménage pas, même s’il est du même club. En en finissant au plus vite et de manière incontestable. L’arbitre, qui m’a entendu, préfère préserver son favori, qui pourtant tenait encore sur ses jambes, en le comptant immédiatement et sans raisons, plutôt que de le voir mis KO, juste avant le coup de gong final… ça, c’est de l’arbitrage ! Enfin, il est évident que des dirigeants normaux auraient protégé leur élève à quelques jours d’une compétition internationale … Yo plastron bleu). Enfin, parmi les qualité nombreuses à mettre au compte des Varsois, il y a le vol car j’attends toujours qu’ils me rendent ou me remboursent le dragon que je leur avais prêté pour une démonstration à Saintes. Ils cumulent, ils cumulent.

Naïvement, j’avais pensé que ces temps de magouilles étaient révolus puisque cette saison et suite à mes coups de gueule, il fallait obligatoirement, lors de l’inscription aux Championnats de France que les participants aient la nationalité française. Messieurs les magouilleurs, la coupe (de France) est pleine ! Yo, écœuré, arrêtera le Vovinam au retour de Iasi et cessera même de s’entraîner en juin 2018 pour se consacrer aux études.Voila ce que dirent deux juges Internationaux de cet arbitrage :

Maître Vitorio Cera président de la fédération Italienne et responsable européen de l’arbitrage, juste après le passage de Yo éjecta la juge italienne (du jamais vu). Et, le soir, au débriefing, il a dit que, selon lui, Yo an a terminé premier. Ce à quoi tous les juges ont acquiescé. Alors pourquoi l’ont-ils classé second ? Fallait-il punir Yo-an d’avoir annoncé qu’il quitterait le club immédiatement après ces championnats et préférer avantager Roissy ? J’avoue avoir envisagé, ce jour-là de saisir le Tribunal Arbitral du Sport. Jamais nous n’aurions vu de telles pratiques aux AMV. Mais au Vovinam, seuls quelques spécialistes honnêtes et avisés ont pris parti pour Yo. Honte au vice-président français de la Fédération Européenne, habituellement si prompt à pérorer et qui, ce soir là, serait passé dans un trou de souris pendant que sa Trésorière d’épouse, dont l’unique préoccupation semble être de se faire photographier en compagnie de la fille du Grand Maître  —  ce qui n’a pas été inutile pour obtenir, du Vietnam, un sixième Đang, donné à son époux  (*******) —  Ce jour-là, injuriée, insultée publiquement, mise plus bas que terre, elle s’est contentée de pleurnicher sans que son courageux époux n’intervienne. Moi, je n’ai aucun Đang, à Vars il y a deux sixième Đang mais bien pleutres et sans honneur car je me vois mal lors d’une compétition internationale (ni n’importe où ailleurs, d’ailleurs) j’aurais laissé impunément traiter ma mère ou mon épouse de pute, publiquement. Nous nous sommes contentés de quitter cette mascarade qu’est devenue le Vovinam. Comme quitteront la FFKDA, dans les semaines qui suivent, deux clubs ayant à leur tête de vrais cinquième Đang, qui avaient beaucoup œuvré pour cet art martial. Tout comme, au krav maga, Richard Douieb l’a quittée en 2011 et l’école de Sanda de Yia Moua la quittera en 2018 …Triste fédération qui s’appelle désormais FFK (le DA, des disciplines associées ayant subitement disparu — sans doute par rapport aux JO de 2024 —  sans que notre courageux représentant des AMV ne monte au créneau pour les défendre.

Bilan de Yo aux compétitions nationales et internationales :

J’attends de quiconque qu’il trouve un pratiquant de cette discipline, ayant obtenu plus de résultats :

Écœuré par les magouilles des dirigeants, Yo-an s’est définitivement éloigné du Vovinam. Malgré qu’il ne s’entraînait que 4 fois par mois, en moyenne, il a obtenu des résultats exceptionnels. Mais, au delà des résultats, l’important est qu’à chaque compétition il a donné le meilleur de lui-même, afin de ne rien regretter par la suite. Heureusement  —  et je n’aurais pas voulu qu’il en fut autrement  —  les Arts martiaux n’ont occupé qu’une partie de ses loisirs : il a pratiqué et continue de pratiquer des activités des plus variées. Avec autant d’intérêt et de sérieux.

 

Toutes les disciplines ou presque sont gangrénées par les magouilles. En ce qui concerne les arts martiaux et les sports de combats, toutes proportions gardées, bien évidemment, parce que Yo est bien conscient d’être loin d’avoir le niveau qu’avait le grand champion Alexis Vastine, volé à deux reprises, du titre olympique, la politique de la fédération mondiale étant de promouvoir le sport dans certains pays. A contrario, mais pour les mêmes raisons, les Vietnamiens ne présentaient pas de compétiteurs dans toutes les épreuves techniques, pour rendre le Vovinam attractif à l’étranger.

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CRÉATION D’UN CLUB (petit retour en arrière)

Après avoir quitté le club de maître Do,

j’ai eu envie de créer un club mais étant théoricien et non pas technicien, j’ai sollicité Maître Daniel CHASTAGNER, avec qui nous partagions une même éthique martiale, grand pédagogue et technicien remarquable et l’un de ses élèves, Rithya SENG qui, malgré un travail prégnant et beaucoup de temps consacré à sa famille, se classera troisième aux Championnats du Monde : performance remarquable pour notre tout petit club. Comme nous n’aimons pas la facilité, nous avons tenu à créer ce club en ZEP, tout en l’intitulant Limoges Centre, du fait que, comme indiqué plus haut, Limoges a été le centre à partir duquel se développa le Vovinam (et que Daniel était membre de ce club à ses origines).

La décision était arrêtée à la fin de la saison 2010-2011 et le plan dressé de ce que nous voulions faire. J’ai trouvé un dojo et lancé, dans la foulée la procédure. Déclaration à la préfecture de la Haute-Vienne le 19 août 2011, sous le titre Vovinam Viet Vo Dao Limoges Centre. L’objet était de promouvoir le vovinam viet vo dao et les principes moraux liés à cet art martial vietnamien. Le siège social était à mon domicile de l’époque.

Nous avons obtenu de la municipalité le gymnase Marcel Esnault, du nom d’un poids léger, que mon père avait bien connu, qui fut l’un des trois vainqueurs français des huit combats des Golden Gloves, le 12 mai 1931 (la plupart des Français étaient des techniciens, mais Esnault était un garçon rugueux qui aimait se battre. Il a eu la plus grande joie de la nuit lorsque sa main a été levée pour la victoire. Article paru dans le Chicago Daily Tribune).

Nous avons alors pris plusieurs décisions auxquelles nous nous sommes tenus : d’abord partir de zéro (il n’y avait que Yo-an, à l’origine, comme pratiquant) afin que nous ne puissions être accusés d’accaparer des élèves, déjà formés par d’autres clubs, ce qui allait à l’encontre de notre éthique et que nous aurions trouvé en soi détestable et malhonnête. Et, quand nous aurons des adhérents, de participer aux compétitions des Arts Martiaux Vietnamiens, dans la mesure où nous y serions conviés. Enfin, j’ai convaincu les dirigeants des clubs Ba Hoï et Long Ho Hoï, de Limoges, d’organiser à tour de rôle une rencontre trimestrielle entre nos trois clubs et qui s’appellerait tout simplement Triangulaire. La formule a eu du succès puisqu’un autre club de Limoges nous a rejoints et que la troisième année, le club de Paris s’est déplacé à Limoges. Mais vouloir faire participer un club de ZEP à des rencontres n’est pas chose aisée, la plupart des parents étaient peu fortunés et plusieurs élèves n’avaient que les tickets CAF à apporter au Trésorier. Ce qui ne nous empêcha pas de participer à un maximum de compétitions à Paris, en région parisienne, à Bordeaux, Saint Berthevin ainsi qu’à des stages et bien souvent le président a dû mettre la main à la poche, mais ça, c’était prévu. Pour pas que « nos » élèves soient pénalisés et, avec pour satisfaction, notre club classé premier au ratio nombre de participants/nombre de podiums. J’ai quitté sa présidence, à l’issue de la troisième saison, après avoir équilibré les comptes et obtenu du CNDS 1 500 et un montant identique de la part de la nouvelle municipalité (la précédente, qui était prétendument socialiste, nous avait généreusement octroyé un montant de 350 €, au total, pour trois saisons pour un club en ZEP ! Eh oui, nous n’étions pas le CSP). Je laissais donc à mon successeur 3 000 en caisse, de quoi continuer nos actions, à charge pour lui de réitérer les demandes de subventions et de constituer des dossiers bien ficelés. Comme je l’écrivais plus haut, nous avons conçu notre club un peu différemment de ce qui se faisait ailleurs, notamment pour renforcer l’esprit d’équipe : par exemple offrir une séance de cinéma à tous les jeunes pratiquants, suivi d’une collation au café qui jouxte le cinéma, pour Noël, ou les emmener voir des compétitions d’autres arts martiaux (comme les championnats de France de kung fu) … pour qu’ils acquièrent une ouverture d’esprit sur les autres disciplines. Et concrétiser par la suite en participant à des rencontres avec les autres AMV, localement et au plan national.

Le fait de participer aux compétitions des AMV m’a attiré l’animadversion du représentant national de notre art martial (celui dont j’ai écrit, plus haut, tout le grand bien que je pense de lui) qui m’a téléphoné un soir très tard, complètement hystérique m’accusant de saborder le Vovinam qui était déjà suffisamment mal en point (sic) et qu’il m’interdisait de continuer à faire participer notre club à ces compétitions (re-sic). Comme quoi il me connaissait très mal : nous avons augmenté le nombre de nos rencontres avec les AMV. Et je me suis méfié, comme de la vérole, de ce triste individu. Et plus encore lorsque nous nous sommes retrouvés dans le même club (tenu par son fils, visiblement pas très heureux de la venue de ce nouvel adhérent, arrivé quelques jours après notre adhésion, sans que nous en eussions été informés, sinon nous serions allés ailleurs, c’est certain !), m’efforçant chaque jour d’être vigilant en gardant à l’esprit le mot de Bernanos : « Les ratés ne te rateront pas« .

(Yo plastron rouge)

J’ai eu le malheur de lui dire que sa position était ridicule, qu’au contraire il devrait être fier que des membres du Vovinam (nous étions les premiers) aillent battre en Coupe de France les Arts Martiaux Vietnamiens sur leur propre terrain, il s’est mis à crier plus fort. Un peu agacé et pour couper court, je lui ai dit que j’étais président de club élu, que nos décisions étaient collégiales et n’appartenaient qu’à nous, que nous continuerions, voire accentuerions, le nombre de participations à ces rencontres, si c’était le souhait du club et que les AMV continuent à nous inviter, que nous n’avions rien à faire de ses états d’âme et de ses injonctions, que d’ailleurs nous ne le connaissons pas, que le Vovinam n’est que l’un de la soixantaine d’arts martiaux vietnamiens reconnus en France, qu’à ce titre il n’a pas à bénéficier d’un statut spécial parmi les Arts Martiaux Vietnamiens, qu’il était parmi les derniers quant à la date de sa création, que son fondateur n’avait fait que bidouiller parmi tous les arts martiaux du Vietnam, tant viets que chinois, et y prenant arbitrairement ce qui l’intéressait, sans que ce soit forcément le plus adapté, le plus cohérent ni le plus efficace, et qu’enfin, il se classait également parmi les derniers quant au nombre d’adhérents. Et donc qu’il n’y avait vraiment pas de quoi pavoiser. Enfin, pour enfoncer le clou, je lui ai dit qu’en Chine la calligraphie était classée parmi les art martiaux, ce qui impliquait que les différentes écoles aient à leur tête un lettré. Mais, qu’en France, pour le Vovinam ce n’était manifestement pas le cas. Et lui ai raccroché au nez. S’il pensait qu’il allait me faire fléchir avec ses aboiements, j’en ai connu d’autres avec mes chiens (jeu de mot), dont aucun ne s’appelait Georges, parce que tous étaient braves et que je me laissais assez difficilement impressionner par les chefaillons. Khôn ngoan chẳng đọ thật thà … (après avoir dit pis que pendre des Arts Martiaux Vietnamiens, dénigrant systématiquement tous ses cadres, il n’a cessé d’intriguer jusqu’à ce qu’il s’en fasse bombarder … responsable ! (Giấu đầu hở đuôi). Je me suis ouvert de cet appel abracadabrant à plusieurs amis qui sont des sommité dans le domaine des arts martiaux, tous m’ont donné raison, Georges CHARLES scella même son propos d’un définitif mort aux cons.

Nous avons, pendant les trois saisons qu’a duré ma présidence, continué à participer aux compétitions d’AMV et aux stages et compétitions de Vovinam. Avec un bilan, au niveau des résultats, plus qu’honorable. Quant à nos rencontres locales, un de mes très chers amis — qui avait pratiqué les arts martiaux, dans sa jeunesse, et possède une entreprise de métallurgie en périphérie de Limoges fournissait gratuitement toutes nos récompenses et souvenirs du club. En inox brossé.

Je le redis puisque, comme le disent les Saintongeais, ça me caille sur le jabot : la plus grosse bêtise que j’ai faite de ma vie a été d’inscrire Yo-an à Vars. Parce que le président s’était bien gardé de nous prévenir de l’arrivé de monsieur et madame ses parents, qu’aucun club de la région ne voulaient. Surtout pas celui qu’ils avaient créés ! Ce n’est qu’à l’entraînement suivant notre arrivée, que nous avons vu débarquer nos très chers « cadres européens » … Que de temps j’ai fait perdre à mon fils alors que sanda et kick boxing lui auraient beaucoup mieux convenu. Je m’en veux encore de ne pas lui avoir permis de s’épanouir dans les arts martiaux chinois qui, de surcroît, étaient inscrits dans ses gènes. 

Le 22 novembre m’était remise la médaille d’or départementale de la jeunesse et des sports (********). Je remercie monsieur le président, qui a pensé à moi pour cette récompense et tenu à me la remettre personnellement alors que nous ne pouvons être taxés de copinage politique, loin de là. Je me suis senti PETIT de me trouver à coté des quatre GRANDS champions honorés lors de cette cérémonie.
J’ai, de tout temps, éprouvé de l’intérêt pour les sports de combats mais je ne me serais pas investi autant si mon fils Yo-an n’y avait montré de prometteuses dispositions.
Yo a découvert les Arts martiaux avec mes amis du club Ba Hoï. Puis il a progressé avec võ sư Do et a obtenu des résultats tangibles grâce à võ sư Daniel. Nous partageons la même éthique et j’ai créé le club avec lui.
Nous sommes, comme je l’ai écrit plus haut, délibérément partis de rien, trouvant déloyal et même détestable de prendre des élèves déjà formés par d’autres clubs.
Ouvrir un club en ZEP est une gageure et nous le savions. Nous avons innové dans plusieurs domaines, notamment en organisant des rencontres trimestrielles avec les clubs locaux Ba Hoï et Long Ho Hoï. Et en participant aux compétitions nationales des Arts Martiaux Vietnamiens Traditionnels. En y obtenant des succès. Nous étions les premiers et nous n’avions pas tort puisque, désormais, nombreux sont les pratiquants de Vovinam qui s’engagent dans les compétitions d’AMV. Même si mon seul opposant à ces réunions plastronne maintenant, à la tête des AMV !!! vanitas vanitatum omnia vanitas. Gageons que bientôt, il se targuera d’être à l’origine de ces rencontres ; rien d’étonnant venant de lui.
Nous avions parfaitement raison sur le plan de l’éthique. Avec un profit certain pour nos Arts Martiaux respectifs. Et c’est bien ça le principal. Plus important que les gesticulations d’un Pourceaugnac déguisé en 6e dan. 
Un grand merci à tous ceux qui m’ont aidé et encouragé dans cette voie.

A part l’entraînement de Yo-an en combats, j’ai arrêté toute activité sportive. Et c’est le moment qu’a choisi monsieur le Responsable départemental des Médaillés du Sport pour me remettre  la médaille d’or départementale.  Me concernant, la boucle est bouclée par rapport au sport. J’espère seulement que Yo reprendra un jour une activité au sein des arts martiaux qui, comme disait mon très sage ami Jacques Tranvanba, sont tellement prégnants qu’il est très difficile de s’en départir.

Yo s’est remis aux arts martiaux, dans un cadre beaucoup plus sain mais où il sera plus difficile de se faire un nom, avec un maître et plusieurs de ses élèves de renommée internationale et des entraînements bien plus complets et exigeants. Là au moins, s’il n’obtient pas de titres, il apprendra. Car les arts martiaux qu’il pratique désormais sont beaucoup plus prestigieux et donc plus gratifiants que le vovinam : on peut même transposer la citation historique : “mieux vaut être fantôme au sud qu’empereur au nord”.

 

Après une année sabbatique prise pour se consacrer exclusivement à la préparation du bac, la reprise est difficile : Yo a perdu en vitesse, en puissance et en souplesse. Et si, jusqu’alors pour lui, les catégories d’âge changeaient tous les deux ans, celle des séniors va de 18 à 39 ans. D’où une difficulté accrue (mais c’est pareil pour tout le monde).

En 2019, il a reçu la récompense, qui m’avait été remise un an plus tôt, pour l’ensemble de ses résultats.

Dix-huitième anniversaire : 

Belle et longue vie à toi Yo an !

 

Premier combat perdu contre un adversaire plus âgé, Yo a bien combattu mais a été pénalisé, à juste titre, du fait de saisies, interdites en kick boxing mais pratiquées pendant plus de onze ans en vovinam et AMV (Yo, en rouge).

2019 se termine bien : nous avons bénéficié, pour nos derniers entraînements de l’année, de l’expertise d’un grand champion.
Merci Vang.

Le dimanche 19 janvier à Marmande, compétition régionale en vue des sélections pour les Championnats de France. Au premier tour, Yo est opposé à Ugo, l’adversaire rencontré à Bordeaux. Il gagne ce premier match mais perd en finale au premier round  (Yo en rouge).

 

 

 

Félicitations Yo-an , le monde de la compétition est ainsi, parfois rempli de bonheur et aussi de remises en question, mais le vrai guerrier persiste dans son chemin de vie personnel et martial, et tu fais déjà preuve de cette persévérance, je ne peux que t’inviter à continuer ce chemin, je te souhaite une longue vie martiale car tu sera l’enseignant de demain. Richard CASTILLO

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Au plan politique je suis apolitique, avec un comme anarchisme  et j’ai été, de nombreuses années, délégué régional du personnel, FO, de la tendance anarcho-syndicaliste nantaise d’Alexandre Hébert, groupe Fernand Pelloutier : « Nous sommes ce qu’ils ne sont pas : des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître, sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c’est-à-dire des lois et des dictatures, y compris celle du prolétariat, et les amants passionnés de la culture de soi-même ».

Antérieurement, j’avais réactivé la CNTF de Limoges — qui avait été créée en 1947 par mes bons camarades Adrien Périssaguet, Marcelino Ferrer, Miguel Fernandez, et écrit quelques articles dans leur journal Espoir. Miguel était, dans ma jeunesse, mon maître à penser en politique et je l’ai aidé, concrètement, dans sa lutte contre le franquisme, au-delà d’articles journalistiques (comprend qui peut). 

 

 

 

Махновщина :

Quand un pourri comme Kessel, correspondant de guerre du même acabit que Lucien Bodard, se permet d’écrire un tissu de mensonges ignominieux sur « Makhno et sa juive » traitant le grand révolutionnaire ukrainien d’antisémite, lui qui donnait des armes aux juifs alors que sa propre armée en manquait, que sa famille soit maudite sur dix générations ! Il est vrai qu’entre un héros qui lutta à la fois contre les allemands, les blancs de Dénékine et les rouges de Lénine et un m’as-tu vu qui a écrit le Chant des Partisans dans un confortable pub de la banlieue de Londres pendant que les Résistants, les vrais, étaient en France et résistaient, il n’y a pas photo ! Honte sur Kessel : il ne suffit pas d’être juif pour ne pas être un répugnant personnage.

En liaison avec mes engagements, politico-syndicaux, une anecdote à propos de ma coupe de cheveux : un médecin-conseil de sécurité sociale dont la profession consistait effectivement, à donner un conseil aux assurés sociaux en arrêt maladie : reprendre le travail au plus tôt sinon, il leur supprimerait les indemnités journalières (il faut savoir que la plupart de ses collègues étaient des médecins généralistes qui pouvaient décider d’aller à l’encontre d’avis de sommités médicales, professeurs des école de Médecine). Pensant faire un bon mot, il me demanda, devant des collègues, si j’avais des séances de chimiothérapie. A quoi, j’ai répondu : « Pas encore mais merci de vous en inquiéter ! j’ai été tondu parce que j’ai couché avec un Allemand », réplique sèche, qui déclencha l’hilarité, sauf chez lui. Plus fâcheux est que l’on ait pu me prendre pour un skinhead … nein, danke ! ou alors, à la limite (c’est une boutade), j’aurais eu de la sympathie pour ceux du SHARP (Skin Heads Against Racial Prejudice) ou du RASH (Red and Anarchists Skin Heads) s’ils n’avaient pas repris le logo de la SFIO, vous savez, ceux qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain….

Chaque principe auquel je crois procède d’un tout, pour moi logique et tant pis si les autres ne partagent pas mes points de vue. Bouddhiste, d’un bouddhisme sans bouddhas, et anarchiste pacifiste, je suis opposé par principe à la violence mais, n’étant pas catholique, je n’ai pas vocation à tendre l’autre joue.

Si je ne renie rien de mes convictions passées,  je ne me voyais pas du tout, ce matin de 11 novembre, aller me geler les testicules à Gentioux et subir les discours de l’élu socialiste et du remplaçant de Blondel, alors que j’étais parmi les pionniers qui y sont allés à une époque où cette manifestation avait une autre tournure et où les drapeaux noirs y dominaient. Je ne milite plus depuis des décennies. Même si la politique de mon pays me donne encore parfois envie de vomir. Comme pour ceux de Tarnac, affaire montée de tout pièce par Alliot-Marie (leur acquittement et le Parquet qui ne fait pas appel montrent leur innocence), Valls et Taubira (le bel attelage) qui livrent à un pays tiers, pour raisons politiques, Aurore Martin, alors que la France n’extrade pas ses ressortissants (du jamais vu depuis Vichy !) ou Nunès recevant par décret royal la plus haute distinction du franquisme, je m’intéresse beaucoup plus au sort des minorités ethniques Hmongs du Laos, Meo (Hmongs du Vietnam), Ê Đê, et bouddhiques (voir la page Le bouddhisme de Hòa Hảo) persécutées par le régime policier Vietnamien. Avec autant de conviction que lorsque j’aidais (sans doute insuffisamment) mon ami, Miguel, de la FAI, il y a cinquante ans et plus, contre le franquisme. Quant à la CNTF actuelle, qui ne compte plus d’ouvriers et est composée principalement d’enseignants bobos-écolos, elle a perdu, pour moi, tout intérêt, toute sympathie.

Je préfère soutenir les utopies réalisées comme, par exemple, Libertaria et La Cooperactiva au Vénézuela.

Au plan philosophique, je me revendique de l’éclectisme, selon la définition qu’en donnait Diderot : « L’éclectique foule aux pieds le préjugé, la tradition, l’ancienneté, le consentement universel, l’autorité, en un mot tout ce qui subjugue la foule des esprits, ose penser de lui-même, remonter aux principes généraux les plus clairs, les examiner, les discuter, n’admettre rien que sur le témoignage de son expérience et de sa raison; et de toutes les philosophies, qu’il a analysées sans égard et sans partialité, s’en faire une particulière et domestique qui lui appartienne : je dis une philosophie particulière et domestique, parce que l’ambition de l’éclectique est moins d’être le précepteur du genre humain que son disciple ; de réformer les autres, que de se réformer lui-même ; d’enseigner la vérité que de la connaître. Ce n’est point un homme qui plante ou qui sème ; c’est un homme qui recueille et qui crible. Il jouirait tranquillement de la récolte qu’il aurait faite, il vivrait heureux, et mourrait ignoré, si l’enthousiasme, la vanité, ou peut-être un sentiment plus noble, ne le faisait sortir de son caractère. Le sectaire est un homme qui a embrassé la doctrine d’un philosophe ; l’éclectique, au contraire, est un homme qui ne reconnaît point de maître. » (L’Encyclopédie, 1ère édition, tome V page 270). Que ce texte est juste : il n’a pas pris une ride. Il m’en rappelle un autre, toujours d’actualité  et qui, pourtant est plus que centenaire : 

A propos de ce poème : je l’ai récité un jour au CIRA. Un petit con est intervenu en commençant par « On me connait : J’ai fait mes preuves d’anarchisme (?) Ce poème est infamant pour les gens (tiens je n’avais pas remarqué, on dirait du mélanchon), il les traite d’incultes ! Si c’est ce genre de charlots qui assurent la relève, les RG n’ont pas de soucis à se faire : dans vingt ans, il n’y aura plus d’Anarchisme. Charles d’Avray, méprisant les gens alors qu’il s’est battu toute sa vie pour qu’ils aient un monde meilleur et, surtout libre ! Oui, vraiment con ce petit con. 

L’adhésion aux idées libertaires n’est aucunement incompatible avec un engagement maçonnique. Bien au contraire, n’en déplaise à la CNT : la plupart des penseurs anarchistes ont été francs-maçons (Bakounine, Kropotkine, Voline, Proudhon, Delgado, Malatesta, Louise Michel, Sébastien Faure, Léo Campion, Louis Lecoin, Eugène Pottier, Francisco Ferrer, les trois frères Reclus, Jules Vallès, Jean-Baptiste Clément, Fernand Pelloutier etc, etc … Le grade de kadosh (30e) est on ne peut plus libertaire, comme le montre son rituel :  Quels buts poursuivent les Kadosch ? Combattre sans trêve et à outrance toute injustice, toute oppression, d’où qu’elles viennent (Rituel Gloton, 1929). La représentation du grade est le crâne de Jacques de Molay, dominant ceux de ses tortionnaires, Philippe le Bel et Clément V. Elle signifie l’émancipation de l’Homme vis-à-vis des pouvoirs temporel et spirituel.

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Mon approche de la franc-maçonnerie a été pour le moins inusitée : j’étais très jeune quand ma chef de service a pensé que « j’avais le profil », ça m’a flatté mais je ne me sentais pas prêt. Quelques années plus tard, à La Rochelle, une amie m’a fait découvrir la musique maçonnique de Mozart. Ce fut pour moi une révélation. Notamment la K 477 qui m’a tellement chamboulé que, quelques jours plus tard, je postulais. Comme quoi Mozart ne sert pas qu’à accompagner les clips publicitaires…

Les idées libertaires ne sont pas incompatibles avec la franc-maçonnerie. Tout comme la pratique des arts martiaux n’est pas incompatible avec la non-violence. Tout au contraire. Et le bouddhisme n’est pas incompatible avec les engagements évoqués ci-dessus. J’ai fait mon marché, comme à l’habitude, dans divers systèmes de pensées en y prenant ce qui m’agréait. Je n’y vois aucune contradiction puisque le tout correspond à ma recherche personnelle, à ma quête de savoir ésotérique. Je vais jusqu’à cultiver une forme d’ascétisme qui consiste à ne me priver de rien, même pas de jeûner de temps en temps.

Glozélien convaincu, j’ai eu le privilège, le plaisir, l’honneur et l’avantage, au milieu des années quatre-vingt, de passer une journée entière avec monsieur Émile Fradin, qui s’était attiré la haine de prétendus savants qui ne souffraient pas que leurs affirmations puissent être remises en cause par sa découverte. Comme René Dussaud, membre de l’Institut et conservateur du musée du Louvre qui l’accusa de supercherie et le président de la Société préhistorique de France qui le qualifiera d’escroc ! Ils perdirent les procès que monsieur Fradin intenta contre eux en diffamation. Quant au rapport fait par Bayle, chef du service de l’identité judiciaire de Paris, co-signé par Maheu, chef de laboratoire de la faculté de pharmacie et Randouin, agrégé et assistant de géologie et minéralogie au collège de France, il s’avéra être frauduleux. Des recherches modernes, avec des méthodes de datation incontestables, comme celles entreprises par le docteur Zimmerman de l’université de Washington et d’autres chercheurs, établirent l’ancienneté des pièces découvertes à Glozel. Émile Fradin, après une vie de calvaire où l’authenticité de sa découverte a été contestée en permanence recevra, enfin, les Palmes Académiques, le 16 juin 1990, et fera un sacré bras d’honneur à ses accusateurs, qu’il enterra tous puisqu’il mourut à cent trois ans. Ce paysan simple et honnête méritait de leur survivre : il était un grand Monsieur.

Sans doute pas par hasard, il m’a été donné de croiser la route de personnages atypiques, des gens, pour la plupart très intéressants, très bien même si, rien n’aurait pu laisser penser ces rencontres possibles, comme par exemple des anciens commandos SAS, comme l’anarchiste Armand Gatti, ou Raymond Muelle et, aussi, le général Pâris de Bolardière qui était à coté de moi lors d’une manif contre l’extension du camp du Larzac.

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Je pense que l’on appréhende mieux la personnalité d’un individu, si on connait ses goûts, musicaux et, plus généralement, artistiques .

Mes goûts musicaux : que j’aurais aimé avoir une voix semblable à celle de Lee Marvin chantant Wand’rin star ! Mais c’est loin d’être le cas. J’aime toutes les musiques (sauf le rap) : Idir (a vava inouva), Tang dynasty 唐朝 – 国际歌, du baroque (Christophe Coin) à Rohry Gallagher (Irish Tour 74), de Mozart (K 477) à Johnny Cash, de Willy Nelson à Léonard Cohen, d’Eddie Cochran à Georges Brassens, de Jacques Brel à David Bowie (StarMan), des Pink Floyd (Another brick in the wall) à Léo Ferré, de Higelin (Tombé du ciel) à Bashung (Vertige de l’amour), (de Youssouf (Father and son, If you want to sing out) à Bobby Lapointe, plus Johnny Clegg que Johnny Halliday, plus Rolling Stones que Beatles et, n’étant pas misogyne, j’apprécie également beaucoup Dame Kiri Te Kanawa, le groupe Djurjurra, Barbara Schlick, Nathalie Dessay (Lakmé, l’air des clochettes), Noura (ana nebghik, yara bi sidi), Saloua (kif rayi hemelni), Amy Winehouse, Mélanie (Bo Bo’s party), Maxine Nightingale, The Supremes (where did our love go) whow Diana Ross ! Linda Perry (What’s up), Dolores O’Riordan, Abba (the winner takes it all), Térésa Teng  (notamment sa belle interprétation du poème Dan Yuan Ren Chiang Jiu 但願人長久特效 du lettré Su Dongpo, mandarin de la dynastie Song, taoïste et bouddhiste chan, défenseur des paysans, né dans le Sichuan le 8 janvier 1037 (tiens : un capricorne !).

littéraires : Maurice Magre, Frédérick Tristan, Georges Fourest, Pierre Desproges et Emil Cioran.

cinématographiques : inconditionnel d’Alfred Hitchcock (toute son œuvre), de Jean-Pierre Mocky (Solo) et sur sa voie, Anthony Hopkins (Instinct), les films qui dérangent la société bien pensante (Blow up, The graduate, Macadam cowboy, Harold et MaudeMillion dollar baby, Gran Torino ).

télévisuels (un art devenu mineur) : plus Philippe Bouvard que Laurent Ruquier, plus Stéphane Bern que Christine Bravo, plus Bernard Pivot que Patrick Sébastien, plus Jacques Chancel que Cyril Hanouna, plus Famille Simpson que celle des kardashian, plus Michel Polac que Nollour & Zemmeau et plus Philippe Gildas que Moix.

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Ce qui compte le plus pour moi : mes enfants, mes parents. Et mes amis qui se comptent sur les doigts d’une main mais sont là depuis plus de cinquante ans.

JLM, qui a rédigé ma notice du Dictionnaire biographique des Charentais, p. 878, s’est montré particulièrement indulgent à mon endroit et a eu la gentillesse ne ne pas indiquer la date de mon décès, ce qui me laisse espérer vivre encore quelques années (chez nous on prononce an-née) :

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Mon évolution  (plutôt que d’évolution, je devrais parler de dégringolade) :

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ARTICLES PARUS DANS DES PÉRIODIQUES :

– locaux : Le Collibert (anecdotes sur la vie en Oléron) ; Gazette marandaise (n° 120 et suivants),

– nationaux : L’express (26 septembre 2002, deux articles, 4 & 4 pages),

– spécialisés : Bulletin de l’IDERM (n° 37, 2ème semestre 1986 : Une loge d’Oléron au XVIIIe siècle ; n° 39, 2ème semestre 1987 : Les loges militaires en Aunis et Saintonge et les rapports qu’elles ont eus avec la Maçonnerie locale ; n° 40, 1er semestre 1988 : Voilà mes plaisirs (contrairement à ce que le titre pourrait laisser entendre, étude sérieuse et … très sage).

– Contributions au Dictionnaire biographique des Charentais et au Dictionnaire du mouvement ouvrier (Maitron).

CONFÉRENCES :

– à Jonzac (sous l’égide de Monsieur Jean Glénisson), dans le cadre de l’université francophone d’été (août 1987, août 1988, août 1989)

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– à La Rochelle, salle de l’Oratoire (27 mai 1989), organisé par le maire, Michel Crépeau

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– à Surgères (15 janvier 1991)

– à Rochefort, au Service historique de la Marine (9 octobre 1997).

PARTICIPATION À DES COLLOQUES :

– locaux : La Rochelle, ville frontière (avril 1989)

– internationaux : La franc-maçonnerie dans la Révolution française (Paris, 4 et 5 mars 1989).

PUBLICATIONS :

Des extraits de mes publications figurent aux pages suivantes, dans l’ordre chronologique de leur parution.

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À PARAÎTRE :

(si les dieux me prêtent vie encore quelques années)

– Loges et francs-maçons de la Charente

– Rapports de la franc-maçonnerie aux religions et à la laïcité

Sports de combats et arts martiaux à Limoges.

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(*) Maurice MAGRE est un grand auteur français, peut être le plus grand. L’hommage que lui rend son plus farouche contradicteur, le critique littéraire du Figaro, en 1924, est à ce titre éloquent : Magre est un anarchiste, un individualiste, un sadique, un opiomane. Il a tous les défauts ! C’est un très grand écrivain. Il faut lire son œuvre. Absolument.

(**) Georges FOUREST, né à Limoges le 6 avril 1864, fréquentait les cercles symbolistes et décadents. Ses cartes de visite indiquaient comme profession avocat loin la Cour d’appel.  Il se disait Hugophobe, incaguant la pudeur et convomissant le bon goût. 

(***) Le quyền est, pour les Arts Martiaux Vietnamiens, le Kata du Karaté, le Pomsee du Taekwondo et le Tao lu du Kung Fu.

(****) Mieux vaut un petit dégourdi qu’un grand ahuri.

(*****) Quelques appréciations sur notre pratique des arts martiaux, données par de VRAIS spécialistes :

Depuis l’ouverture de ma première école Lam Son à Montpellier en 1971, j’ai rencontré de très nombreux pratiquants et enseignants d’arts martiaux vietnamiens, mais la rencontre avec Francis a quelque chose de spécial, une sorte d’amitié naturelle dans la simplicité. On se retrouve dans la passion des arts martiaux mais également dans l’amour du chaleureux delta du Mékong, au Vietnam. Võ Sư Jacques TRANVANBA, 7e dan d’Arts Martiaux Vietnamiens.

J’ai visité les pages de Yo. Je me rends compte qu’il a un gentil papa qui lui construit une belle vie. C’est formidable le parcours qu’il a déjà. Cyrille LE GUYADER, maître d’Arts Martiaux Vietnamiens, juge arbitre national.

Meu Irmão Francis, diga ao seu filho Yo-an que eu gostei muito do site dele. Dá uma visão ampla dele, desde o nascimento até hoje. Ele tem o estilo de um verdadeiro campeão. Leve para ele meu forte abraço. Em junho estarei em Montluçon, quem sabe eu poderia encontrar vocês (Mon frère Francis, dis à ton fils Yo-an que j’ai aimé son site. Il donne une vue d’ensemble de celui-ci de sa naissance à aujourd’hui. Il a le style d’un vrai champion. Donne-lui mon étreinte chaleureuse. En juin, je serai à Montluçon, peut-être que nous pourrons nous rencontrer). Mauricio ROBBE DE ALMEIDA, universitaire, 8 fois champion du monde de jiu-jitsu brésilien consécutivement, école Gracie Barra.

Bonjour M. Masgnaud, votre fils donne une belle image des AMV, et je suis convaincu qu’il deviendra un spécialiste reconnu en la matière. Võ Sư Bruno ORBAN, responsable national des Arts Martiaux Vietnamiens Traditionnels.

Un grand bravo Yo-An, tu rends très fière toute la France ! Võ Sư Yohan NOUHAUD, juge arbitre national, a envoyé ce message à Yo quelques jours avant de décéder. Il s’était classé quatrième aux Championnats du monde de Vovinam alors qu’il venait de subir une séance de chimiothérapie. Yohan était un modèle de courage et demeure un exemple à suivre pour tous les pratiquants.

Bonjour Huê Phap. Grandes félicitations pour le Long Ho Quyen de Yo-an !!! LÊ van Hùng, Võ Sư Vovinam Phú Thọ (Sài Gòn).

Quelle expérience pour Yo de pouvoir montrer ses capacités et ses valeurs. Son avenir sera sans nul doute imprégné de tout ça, et si nous avons contribué à lui donner cette passion c’est aussi une réussite pour nous. Tu l’embrasseras pour moi et encore félicitation. Bises Francis, Võ Sư Pascal PROUMEN, club Ba Hoï, Limoges.

C’est pas tout le monde qui est champion d’Europe en technique et médaillé de bronze en combats. Et il a encore un peu de temps pour se parfaire si cela lui dit d’aller plus loin. En tous les cas, chapeau ! On t’embrasse. Confraternellement. Et Bravo au Champion ! Georges CHARLES,  maitre héritier et successeur en titre de l’école de boxe de l’interne San Yi Quan (三一拳) , en Chine.

Yo a des qualités et des aptitudes incroyables.  Il est un grand champion et complet, que ce soit en technique ou en combats (…) C’est un beau sport, géré par de mauvaises personnes. Longue route à toi Yo-an. Sonia ANGLIO, championne du monde de Vovinam en combats.

Cher Ami, bravo ! Être médaille de bronze à un championnat d’Europe à 14 ans c’est extraordinaire. Félicitations à Yo-an. Et, surtout, bravo pour le titre de champion d’Europe en technique. Cela promet de futurs résultats encore meilleurs. Bien fraternellement. Frédérick TRISTAN, prix Goncourt, spécialiste de la Chine et du Vietnam.

Yo-An est très très doué techniquement, précis et rapide. Il est clairvoyant en combat et serein. À mon sens, sa supériorité est technique et combative. Il devra mieux apprécier la distance et par la même occasion mieux travailler la distance courte, les enchaînements poings, systématiser la saisie de jambes suivie de balayages. Il est très bien dans son style et gagnera forcément à élargir son champ de compétence, j’ai vraiment été surpris par la maîtrise de ses émotions. Pour moi, il a l’âme d’un futur grand pratiquant. Võ Sư Cyrille LE GUYADER, 2e Dan FFKDA et 2e Dang Minh Long, instructeur fédéral et certifié qualification professionnelle en arts martiaux.

Chào Yoan chúc sức khỏe con và gia đình. Võ Sư PHUNG, Hà Tiên.

Je partage la déception de Yo-An en ce qui concerne le (second) championnat d’Europe : pour moi il aurait dû être premier sur la catégorie Long Ho, il a fait une très belle prestation comme à son habitude. Mais il faut le prendre comme un défi à relever. Il est jeune et a de très belles années devant lui pour gagner de nombreux titres internationaux. Võ Sư Rachel SUDORRUSLAN, 5e dan, arbitre et ancien responsable national du Vovinam (avec son départ, nous avons beaucoup perdu en probité).

La première place, normalement, revenait à Yo-an. Anh-Tuan TRUONG, Võ Sư du club Thang Long Vovinam, juge national.

Bonjour M. Masgnaud. J’espère que tout va bien pour vous et Yo-An. J’ai remarqué la bonne évolution de Yo-An, que j’ai eu le plaisir de rencontrer il n’y a pas si longtemps en France. Lui et d’autres athlètes comme lui sont le véritable avenir de notre fédération. Florin MACOVEI, président de la Fédération Européenne de Vovinam.

J’espère sincèrement que Yo-an changera d’avis en ce qui concerne sa décision d’arrêter le Vovinam. C’est un très beau pratiquant qui fait toujours preuve d’un excellent état d’esprit dans les compétitions. Il est un exemple d’humilité pour tous les jeunes de son âge, qui en ont bien besoin ! Rachel SUDORRUSLAN.

Bonjour Francis. Quel dommage que Yo-an arrête le Vovinam !!! Il est tellement doué en technique et en combat Sudjanto SUDORRUSLAN, champion d’Europe  et médaillé de bronze aux Championnats du Monde 2017 de Vovinam.

Il se débrouille bien, ce jeune. Faut pas qu’il arrête. Professeur Jean-Noel TRANVANBA, Ceinture Rouge 1er Cap Lam Sơn Võ Đạo.

Vovinam cannot be only competition and should be our practice and even if we have something against the organization, vovinam is vovinam. In my vovinam life since 1989 I met many times problems of federation, organization but I care about vovinam so I continued vovinam even if I didn’t like some things inside the federation then I arrived to work for federation and I try to give my contribution I think that we must continue to follow our heart. I hope this is the right choice because by your post, Yo-An and you still love vovinam. It is not right to leave vovinam for federal matters… 🙁 I hope you thought well about this. Võ Sư Vittorio Vinh Tô CERA, cadre européen du Vovinam, responsable de l’arbitrage.

Yo va sûrement s’épanouir dans une autre discipline et sûrement plus structurée car le Vovinam a des soucis à se faire. C’est très bien qu’il aille voir ailleurs. Il va vivre autre chose et c’est très important. Le Vovinam devient pathétique entre les gens qui critiquent mais qui sont toujours là, les diplômes obtenus par ceux qui ont un copain à la Fédération ou, ailleurs, des grades donnés à des gens qui n’ont aucun niveau. Il ne faut pas avoir de regrets, vraiment. Moi je suis parti de cette fédé et je m’en porte aussi bien. Vous aurez sûrement encore de belles aventures. Bonne continuation. À bientôt Francis. AA, président d’un club qui a quitté la FFKDA deux ans avant nous.

Dommage pour le Vovinam. Une très bonne continuation et peux être à un retour futur. Gap Lai Co gan. Võ Sư Farid AOUNALLAH, 5e dang, président du club de Vovinam de Ferrières en Brie et d’Émerainville.

Dommage… Bonne route a Yo. Võ Sư Jérôme TAISANT, 5e dang, arbitre international,Võ Sư du club Fontenay Trésigny.

Yo peut s’arrêter un certain temps mais il reprendra. Quand on a attrapé le virus des arts martiaux, c’est difficile de s’en débarrasser. Võ Sư Jacques TRANVANBA

(******) Notre Représentant montre tout l’intérêt qu’il porte aux AMV en empêchant les sélectionnés aux Championnats d’Europe de Vovinam de participer à leurs Championnats de France. Car c’est bien lui qui fixe les calendriers Vovinam et AMV en France.

(*******) On m’objectera qu’en France, ce haut responsable a obtenu tout à fait régulièrement ce 6e dan. C’est vrai mais il faut savoir que le « tirage au sort » l’a particulièrement bien servi puisqu’il a pu produire un quyền de deuxième dan pour obtenir le sixième ! Quant à sa ceinture obtenue au Vietnam, tout le monde rigole, ici et là bas.

(********) Quelques commentaires à propos de ma médaille départementale des Sports :

Salut Francis, je tiens à te féliciter et te dire que tu la mérites au vu de tout ce que tu as accompli pour les arts martiaux. Bien à toi. Sensei Laurent NIAVET, FFKDA

Félicitations ! Je suis un peu, via facebook, tes activités et celles de ton fils et je pense sincèrement que tu mérites cette distinction autant, sinon plus, que bien d’autres. Philippe des CHAMPS de VERNEIX

Félicitations Francis, Reconnaissance méritée pour ton investissement 👍 Cyrille LE GUYADER

Francis, tu as fait honneur à cette soirée au cours de laquelle nous avons récompensé cinq personnalités du monde sportif et associatif représentatives de notre département de la Haute-Vienne. Cette récompense tu la mérites depuis longtemps… Je suis fier de te l’avoir remise. Dominique PORZUCEK

Pour nous joindre : masgnaud@laposte.net

Ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu’au bout mériteraient que leur soient comptabilisées deux annuités de plus pour leur retraite.